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OPINION : “Crise : les 10 nouveaux commandements du financier !”

Vous avez perdu votre job, êtes en difficulté sur votre poste, ou réalisez tout simplement que, cette fois, le vent a bien tourné ? Voici un kit de survie sous forme de conseils. Pour tout remettre à plat et vous permettre de rebondir !

1. Soyez visible : Facilitez le travail du chasseur ! Si ce n’est pas déjà fait, inscrivez-vous sur les réseaux sociaux type Linkedin ou encore les réseaux professionnels comme Bloomberg. Et pourquoi pas participer à des conférences et autres séminaires sur la crise du subprime. Il n’est jamais trop tard pour vous faire remarquer !

2. Travaillez votre CV : Moins on en met et plus on se fait désirer (j’exagère à peine). Oubliez les CV de 5 pages, il ne s’agit pas de rajouter un paragraphe pour chaque nouvelle expérience. Le CV sert à vous faire décrocher un entretien et doit montrer ce que vous voulez faire. Vous devez systématiquement fournir une version en français et une autre en anglais.

3. Soyez en alerte constante : Traînez vos oreilles partout, ne jamais miser sur un seul contact. Ayez toujours plusieurs cordes à votre arc. Même lorsqu’on vous fait une proposition, continuez à cultiver toutes les autres pistes potentielles.

4. Network, network, network ! : Entretenez activement votre réseau et sachez le valoriser en entretien. La qualité de vos contacts constitue une vraie valeur ajoutée à votre profil. Parallèlement, essayez de faire de nouvelles rencontres, y compris des pairs qui travaillent dans d’autres métiers de la finance que le vôtre. Cela pourrait vous aider à identifier les mobilités entre métiers.

5. Think positive : N’ayez pas l’air désespéré ! Ce n’est ni la première, ni la dernière crise. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. On peut toujours mettre une période de chômage à profit pour rencontrer des personnes que l’on n’aurait jamais eu le temps de croiser autrement et ainsi faire émerger de nouvelles opportunités. En entretien, sachez véhiculer une image de réussite et de dynamisme. Pour cela, montrez que votre progression de carrière (spécialisation, choix de société…) suit une logique implacable. Enfin, ne vous justifiez jamais : vous ne portez pas la responsabilité de la crise sur vos frêles épaules, vous avez bien fait votre métier. Attention, vendre une success story ne signifie pas pour autant être arrogant !

6. Salaires, pensez long terme : La position des candidats est clairement moins confortable que par le passé, ce qui oblige à revoir ses prétentions à la baisse. Raisonnez alors en termes de potentialités. Vous pouvez, par exemple, accepter un job qui paye autant, voire moins que votre actuel poste dès lors que vous savez qu’il vous permettra de rebondir. Si vous aviez encore des doutes, je vous confirme : les bonus garantis, rachats de bonus et autres stock-options n’ont plus le vent en poupe. Attention toutefois de ne pas vous brader ! N’hésitez pas, par exemple, à négocier un paiement de votre actuel bonus au prorata temporis (votre variable versé au prorata des mois qui vous restent à faire d’ici à la fin de l’année).

7. Songez sérieusement à vous relocaliser : Il n’y a pas que Paris et a fortiori Londres en finance. D’autres places financières existent, et certaines n’ont pas été prises dans la tourmente. Je pense, par exemple, à Hong Kong et Singapour bien sûr, ou la Suisse et le Luxembourg, voire des destinations telles que la Scandinavie.

8. Ouvrez vos horizons à d’autres secteurs : Si vous êtes un professionnel du capital markets, pensez hedge funds (il y en a plus de 3 000 à Londres et certains vont encore très bien !), asset management (notamment la multigestion alternative), advisory (intermédiation) ou encore consulting. Et pourquoi pas en profiter pour tourner la page : cherchez à savoir si vos compétences sont transférables à d’autres industries (assurance, télécoms…) ! Sachez toutefois que les allers-retours sont compliqués et rarement possibles.

9. Réfléchissez à un projet entrepreneurial : Monter un fonds (type fonds distressed qui se développent beaucoup) ou une boutique spécialisée (apporteur d’affaires par exemple) peut être un moyen efficace d’échapper à un marché de l’emploi morose, mais si, et seulement si, vous avez les épaules solides. Autrement dit, si vous avez des investisseurs prêts à vous soutenir.

10. Ne vous faites pas d’ennemis : Si vous perdez votre job ou décidez de partir, surtout gardez de bons contacts avec votre employeur et votre équipe. Le monde (de la finance en particulier) est petit, et les réputations sont vite défaites. Et puis la roue tourne, qui sait si vous ne retrouverez pas vos collaborateurs plus tard sur votre chemin…

* Jean Turcat est consultant au bureau parisien du cabinet de chasse international Smith & Jessen spécialisé sur les métiers de front-office (capital markets, asset management, hedge funds). Le cabinet est également présent à Francfort, Zurich, Paris, Dubaï, Istanbul, Singapour et Hong Kong.

commentaires (12)

Comments
  1. Ne me dîtes pas que vous avez facturé votre client pour écrire ça ?

  2. Faut pas exagérer non plus, travaillant à Londres dans la finance, ma première expérience de jeune diplomé francais a été tout autre que la Finance.

    Peut etre que M. le consultant qu’en restant dans le cercle franco-francais je n’aurais jamais trouvé un travail correspondant à mon domaine d”études, mais je suis allé au pays ou on peut faire beaucoup plus de choses qu’en France, ou en tout cas on ne m’aurais pas dit “pas les bons stages….”

    Et me voila travaillant à Londres dans l’asset management….

    Et vous savez quel a été mon premier poste après mon diplome de gestion/finance? Réceptionniste chaine internationale en australie.

    Merci Londres, bye bye Paris.

  3. Cher Donald Duck (un peu étrange comme pseudo, au passage),

    Pour répondre à ton commentaire :
    1) Nous ne payons pas les contributeurs ponctuels qui écrivent un article pour le site eFinancialCareers. Et certainement pas les cabinets de recrutement et de chasse.
    2) L’éditorial est indépendant. Autrement dit, on ne contacte pas nos interlocuteurs sur une base commerciale mais pour leur expertise. On ne sait pas s’ils sont clients ou pas, et, à vrai dire, cela nous importe peu.

    Nous espérons avoir satisfait ta curiosité.
    A une prochaine,

    L’équipe éditoriale

  4. Salut Vieux !
    J’ai bien aimé ton article.

  5. Attention Donald Duck, tu n’as pas bien écouté le commandement n°10 !!

    ;)

  6. cet article, c’est bla bla et rablabla!
    le genre de mec qui passe a côté d’un diamant qui n’attend qu’à reluire, alors qu’il suffit pourtant de se bouger les méninges pour sortir la gemme d’une gangue de présupposés bobos!

  7. Salut Jean,
    J’ai bien aimé votre article et les conseils sont judicieux. J’insisterai pour ma part sur le conseil N°10 qui est plus qu’important dans le domaine de la finance. Oui, il faut savoir partir et toujours en de bons termes car le monde de la finance est vraiment petit. Il faut absolument soigner sa réputation dans le secteur des finances. C’est pourquoi Il convient d’éviter surtout les “départs à palabres” qui jouent inéluctablement sur la réputation. Gardez constamment à l’esprit cette phrase de Jean : “la roue tourne .. “. C’est vraiment bien dit !

  8. je rejoins Donald Duck et Levy.
    Ce genre d’article est du revu et déjà vu. rien de pionnier ici
    commandement 01: les grands cabinets de chasse de tete (il y en a peu!!!) n’ont pas besoin qu’on leur mâche le travail: la qualité vient de l’approche et de la capacité à mettre la main sur les candidats de talent (qui n’ont pas nécessairement envoyé leur CV à l’Anpe ou mis leur profil sur monster).
    du coup le no2 est inutile… pour les grands, dénicher l’information est l’évidence même.. le CV arrive après le candidat (et pas l’inverse!)
    no 3: les marchés mutent, les métiers évoluent.. un candidat hier inintéressant devient demain target prospect et là encore pas nécessaire d’assurer sa visibilité à tout prix. Si vous êtes bon de toutes façons on vous trouvera!
    no 4 = beaucoup de blabla et du marketing superflu
    no 5 = c’est évident ou c’est juste moi???
    no 6 = pas d’accord, revoir ses prétentions à la baisse c’est se dévaloriser: un marché qui vacille ne diminue pas pour autant la valeur d’un candidat rare! et c’est se mettre en position de demandeur… sur des postes de haut niveau vous etes ou pas intéressant!
    no 7 = 8 = 9… blabla!
    no 10 = qui n’a pas d’ennemis???

  9. Phasme on s’en fout de ta vie ratée d’éxpatrié qui est tombé dans la partie la moins féroce de la finance—>l’asset management

  10. look at the market Mister Turcat (before talking!)

  11. Malgré les commantaires-pamphlet, je crois que cet article a une certaine valeur ajoutée dans le sens où il apporte un soutien psychologique (du genre “executive coaching”) pour les professionnels de l’industrie qui pensent être “au soir de leur carrière”.
    Allez positivez un peu et bon courage à tous ceux qui ont été négativement impactés d’une manière ou d’une autre par ce Waterloo mondial ( euh pardon “bérézina” pour les Français) !

  12. Ster, ca m’épate… si je vous suis bien, qui ne travaille pas en hedge funds a une vie ratée. Woauwwwww !!!

    Un looser absolu.

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