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La SocGen étudierait le transfert d’une partie de ses traders vers la City

Signs of recovery in the City of London

Signs of recovery in the City of London

La communauté des financiers français installés dans la capitale britannique pourrait bientôt grossir. « Bon nombre de banques françaises ont prévu de transférer des activités à Londres. La pression fiscale est moins forte et il y a plus de flexibilité. Cela paraît également cohérent de développer des activités internationales à partir de là-bas », indique Stéphane Rambosson, associé au sein du cabinet Veni Partners (Reuters). La Société Générale en particulier étudierait le transfert d’une partie de ses traders et analystes de marchés actions et dérivés, encore basés à Paris, vers Londres. « Par ailleurs, certains banquiers d’affaires spécialisés dans les fusions-acquisitions, les télécoms, médias et technologies, apparemment censés suivre leurs clients, seraient amenés à déménager vers Londres en septembre », indique une source proche du dossier.

L’explication semble légère au vu des multiples moyens de communication dont dispose la banque et ses clients. « Paris-Londres c’est deux heures en Eurostar et un peu moins en avion, pas de quoi déménager tout un desk pour suivre un client parti à Londres. En réalité, le mouvement est engagé depuis plusieurs années », estime un banquier parisien (Next Finance). Depuis un certain temps, des banques françaises comme BNP Paribas – et dans une moindre mesure Société Générale – ont déjà délocalisé une partie de leur front-office vers Londres. Ce mouvement leur permettait alors de réduire les charges salariales et de gagner en flexibilité pour d’éventuels licenciements, ainsi que d’augmenter les salaires de certains collaborateurs.

Augmentations de salaires à la clé

Pour preuve, les salariés de la SocGen qui accepteraient l’offre actuelle de départ vers la City verraient leur CDI de droit français transformé en CDI de droit local anglais, plus souple pour les employeurs. Ils bénéficieraient également d’une augmentation de salaire de l’ordre de 20 à 30%, ainsi que de la garantie de ne pas être licenciés pendant au moins deux années (Les Echos.fr).

Ce qui n’est pas vraiment un luxe étant donné la chute des postes à pourvoir dans la finance londonienne. Le baromètre Morgan McKinley de l’emploi à Londres vient ainsi d’afficher une baisse de 2% du nombre de postes à pourvoir dans les services financiers en juillet, passant de 2 630 en juin 2012 à 2 583 le mois suivant. Comparé aux 4 977 emplois disponibles en juillet 2011, la baisse représente 48%, affirme l’étude de ce cabinet de recrutement spécialisé dans la finance (L’Agefi.fr).

Il n’empêche, l’engouement pour la City demeure quasiment intact, à tel point que des chasseurs de têtes appellent à la prudence. « Que vous soyez à Londres ou à Paris, vous allez rencontrer le même genre de problèmes, prévient Gaël de Roquefeuil, responsable du cabinet de recrutement parisien ROC Partners. Les banques d’investissement n’embauchent pas, un point c’est tout. Tout est gelé ». Vous voilà donc prévenus…

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