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Le plan de départs volontaires se poursuit chez CA CIB…

ascenceur

Après Société GénéraleBNP Paribas et BPCE au début du mois, c’est au tour de Crédit Agricole de publier ses résultats du deuxième trimestre 2012.

Plombé par de nouvelles dépréciations comptables et son exposition à la Grèce, Crédit Agricole SA a dégagé un résultat net en baisse de 67,4%. Son directeur général Jean-Paul Chifflet réaffirme dans un communiqué la priorité donnée au renforcement de la structure financière du Groupe, soulignant « la nécessité de poursuivre de façon efficace le travail de transformation engagé depuis un an maintenant ». Ainsi, les deux métiers entrés depuis septembre 2011 en phase de restructuration, la BFI et les Services financiers spécialisés, pilotent la réduction de leurs activités et de leur consommation de liquidité tout en maintenant des résultats positifs (respectivement 289 et 56 millions d’euros).

Les taux de réalisation du plan d’adaptation sont en avance sur le calendrier des objectifs. Ouvert le 2 mai dernier, les syndicats estiment aujourd’hui que 70% du plan de départs a été réalisé. Une deuxième vague de départs doit avoir lieu à partir de la semaine prochaine et concernera les salariés dont les postes ne sont pas supprimés mais qui sont éligibles au plan, par exemple dans le cadre de départs anticipés à la retraite. Pour les salariés, la période de choix d’une mobilité interne ou externe se terminera le 31 décembre 2012 (La Tribune.fr).

Une rentrée à hauts risques

Outre la restructuration de sa BFI, Crédit Agricole doit mener d’autres chantiers de front comme la cession de sa filiale grecque en difficulté Emporiki, la vente du courtier CLSA au chinois Citic Securities, la création de Kepler Cheuvreux, la restructuration de sa filiale de crédit à la consommation ou bien la poursuite de la mise en œuvre de son projet informatique.

Si la plupart de ces opérations n’ont eu aucun impact financier dans les comptes du premier semestre 2012, elles font clairement peser des menaces sur le niveau de l’emploi. A terme, le plan d’adaptation de la BFI devrait se solder par la suppression de 1750 postes chez CA CIB dont 550 en France, tandis que celui de la filiale de crédit à la consommation (qui regroupe Sofinco et Finaref) vise 300 postes à l’étranger et 254 dans l’Hexagone. La CGT estime que si Kepler reprend Cheuvreux, 75% des 370 salariés pourraient faire l’objet de licenciements, de même qu’elle anticipe des suppressions de postes liées à la mise en place d’un système informatique unique. Bref, une rentrée à hauts risques pour nombre de salariés de la banque verte…

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