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Parcours professionnel : Trader, actions mid-cap, Morgan Stanley

J’ai grandi dans la campagne anglaise, à Suffolk, où mon père était notaire. J’aurais pu suivre ses traces mais, j’ai été très tôt convaincu que son travail était ennuyeux, solitaire et que je ne voulais pas faire la même chose.

À 16 ans, à la fin de mon brevet, j’ai effectué un mois obligatoire en entreprise. Mon père m’a alors mis en contact avec des amis qui travaillaient à la City. J’ai ainsi passé un mois dans la division de commodities broking de Merrill Lynch. C’était animé et excitant. Ils faisaient du trading d’options sur le café et le sucre. C’est comme ça que j’ai attrapé le virus du trading.

Je voulais savoir si je pouvais trouver un poste dans le trading après mon diplôme. J’ai obtenu mon baccalauréat à Leicester avant de faire des études de commerce international et d’allemand à l’Université de Bristol. C’était un programme en quatre ans. Je suis parti étudier en Allemagne, à la Berlin Economics School, lors de ma troisième année.

Mon année en Allemagne s’est achevée en mai, j’ai soufflé pendant six mois avant de repartir pour Bristol. J’ai rappelé mon précédent employeur chez Merrill Lynch et j’ai appris qu’il occupait un poste de MD au desk futures chez ABN Amro. Quand je l’ai retrouvé, il m’a proposé de travailler avec lui. À la fin des six mois, il m’a offert de rejoindre leur programme de formation, après mon diplôme.

J’ai commencé chez ABN Amro en 1998, dans la division futures . Ils faisaient du trading d’options sur les fixed incomes, sur les taux d’intérêt à court terme et les métaux, sur indices, sur actions et de dérivés sur les commodités et les métaux.J’ai travaillé pour plusieurs desks de trading avant d’accéder au middle office. Là, j’ai fait un peu de tout, du règlement des transactions, de la recherche (il s’agissait de rassembler de l’information sur des sociétés – information qui pourrait affecter les volumes d’échanges ou le cours d’une action- et de la transmettre aux clients).

La plupart des traders travaillent au middle office pendant plusieurs années. Personnellement, après seulement une année, je ne trouvais plus mon travail assez stimulant. Je me rendais compte de l’importance du trading et j’ai donc demandé à y être transféré. Les desks de futures étaient en sureffectifs et mon patron m’a donc conseillé de me diriger dans le domaine actions – un poste venait de se libérer dans l’activité de petites et moyennes valeurs. Dans la mesure où j’avais déjà une expérience dans les dérivés actions, j’ai accepté.

Pour animer le marché, on utilise le capital de la banque pour fournir des liquidités aux clients. Les clients demandent à quel prix je pourrais animer un marché pour des actions de MFI, un détaillant de fournitures anglais, par exemple. Je fais alors une double cotation : le prix auquel je pourrais acheter des actions de MFI et le prix auquel je pourrais les vendre. Si j’achète, la banque prend le risque : je suis responsable de dénouer les positions (vendre les actions). À l’inverse, le client peut me charger de vendre un million d’actions pour lui. Dans ce cas, j’agis comme un agent : je dois faire le tour du marché pour trouver un acheteur.

J’ai passé trois ans dans l’équipe actions d’ABN Amro. Après un an et demi, mon patron est parti chez UBS pour diriger leur équipe de trading mid-cap. Il m’a dit qu’il pourrait y avoir un poste pour moi dans les futures, si j’étais intéressé. Il m’a cependant conseillé de passer un an de plus chez ABN, pour apprendre.

Je l’ai rejoint chez UBS 18 mois plus tard. C’était un pas de plus pour ma carrière : UBS était à l’époque numéro un en mid-caps. Cela aurait pu être un choix de carrière à long terme cependant, on m’a offert un poste encore plus intéressant après deux années chez UBS.

Un broker m’a appelé pour me dire qu’Andy Holmes, qui dirigeait le bureau de mid-cap chez Morgan Stanley, voulait me parler. Nous nous sommes rencontrés pour discuter de son offre. Andy m’a expliqué que Morgan Stanley, qui était déjà numéro deux en actions FTSE 100, s’engageait sur le long terme à développer une activité de mid-cap, domaine dans lequel ils étaient moins compétitifs.

J’ai changé de société sans y réfléchir à deux fois : Morgan Stanley avait de l’ambition et était actif sur les marchés anglais. J’ai toujours de très bons contacts avec mes anciens collègues de chez UBS. Notre communauté est tellement petite qu’il est inutile d’avoir des ennemis dans ce marché.

Une bonne entente est très importante pour réussir dans ce type de poste. Il est important d’être amical, dynamique et ouvert au changement. Il y a tellement d’activités sur notre marché, de changements de réglementations ou de méthodes de trading, il ne faut pas être trop rigide ; si vous avez l’esprit ouvert et que vous voyez grand, vous pouvez aller très loin.

commentaires (1)

Comments
  1. bonjour,
    j’aimerai que vous m’éclairez concernant le cursus adéquate pour décrocher un poste de trading.Je suis en master 1 finance internationale sur bordeaux.
    Je vous demande de bien vouloir prendre quelques minutes de votre temps pour me répondre s’il vous plaît.J’ai besoin d’être guidé.

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