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M&A : trop tard, la vague du recrutement est retombée

Depuis une semaine, il est difficile d’échapper à la grande nouvelle : le marché des fusions-acquisitions est bel et bien ressuscité. L’été a été fusionnel, caractérisé par la hausse du nombre et de la taille des opérations. Le nombre d’acquisitions recensées en Europe fin juillet a bondi de 48% par rapport à l’année dernière à la même période. Parmi les dernières opérations d’envergure figurent GDF Suez-International Power, BHP Billiton-Potash Corp ou encore Intel-McAfee.

Les nombreux recrutements réalisés au premier semestre à Paris, notamment chez SocGen, BarCap, Blackstone, JP Morgan ou encore Rothschild, n’auront donc pas été vains, y compris du point de vue des candidats. Le marché de l’emploi dans ce secteur à été très actif ces derniers mois avec un panel diversifié d’employeurs et des niveaux de rémunérations qui ne sont pas si loin de ceux de la période pré-crise. Le moment était également opportun du fait que les nouvelles règles du G20 sur les bonus ne s’appliquaient pas encore, relève Axel de Schietere, director au sein du cabinet CTPartners. Le rachat des bonus devenant plus coûteux, en particulier à l’approche de la fin d’année, et donc plus difficile à négocier, signifie que les candidats ont désormais plus souvent à perdre qu’à gagner.

Surtout, le (grand) mouvement d’embauche pourrait bien toucher à sa fin. Les MD avec qui nous sommes en contact nous ont indiqué que les équipes étaient désormais staffées et qu’a priori, ils étaient au complet jusqu’à la fin de l’année, sauf cas de force majeure comme des départs ou une explosion des deals, confie ce consultant. Les banques attendent maintenant de voir si, oui ou non, la reprise tant annoncée persistera dans le temps, avant de recruter à nouveau.

Les candidats qui ont hésité à bouger jusque-là ont donc peut-être laissé passer leur chance. Quoique, témoigne Sylvain Dorget, consultant spécialisé au sein du cabinet Vendôme Associés, des missions soient toujours en coursnotamment au sein des boutiques, qui restent actives et ont pris le relais des banques dont les campagnes de recrutement se tassent. Ces petites structures ciblent idéalement des profils susceptibles d’apporter un portefeuille de clients complémentaire, à l’image de Bryan Garnier & Co qui vient d’intégrer dans son équipe François Arpels, en tant que MD.

Les besoins sont désormais concentrés sur la génération 1999-2002, soit des professionnels avec 8 à 12 ans d’expérience au sein d’une banque anglo-saxonne ou européenne de premier plan, précise ce chasseur. Eu égard aux conditions historiques de marché sur ce profil en forte demande, sont aussi considérés avec attention des candidats moins expérimentés, détenteurs d’un MBA de qualité complété d’une expérience au travers d’un associate programme ou un poste de VP junior dans une grande banque d’affaires. De la même manière, les profils dotés d’une solide expérience dans les transactions services, du type Big Four, peuvent valoriser leur expertise auprès des banques d’affaires .

Enfin, il peut toujours s’avérer payant de s’intéresser aux corporates, pour qui les planètes seraient alignées, selon le Financial News (endettement à la baisse, cash toujours disponible, taux d’intérêt au plus bas, banques plus enclines à financer, besoin de se repositionner que ce soit sur le plan géographique ou sectoriel…). Les entreprises ont plus que jamais besoin de compenser une croissance européenne qui sera faible pendant plusieurs semestres. Et pour cela, elles ont potentiellement besoin de professionnels pour mener à bien leur stratégie de developpement.

commentaires (1)

Comments
  1. y-a-t’il des chasseurs specialises dans les embauches de professionels pour les equipes de M&A interne de grands groupes?

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