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Développer le fixed income, la fausse bonne idée de SG ?

Les résultats trimestriels des banques américaines, publiés ces derniers jours, ne sont pas de très bon augure pour les banques françaises en général (les bulge brackets sont à la peine, en particulier Goldman Sachs, qui a communiqué hier des profits en baisse de 89% sur un an) et pour la Société Générale, en particulier.

Chute des revenus dans le FICC chez les Américaines

Cela fait un mois que la banque a communiqué sur ses ambitions 2012 , en tête desquelles figure le développement de ses activités de taux. Le chiffre de 200 embauches en front-office avait même été alors mentionné.

Une décision qui peut être sérieusement questionnée au vue des résultats des banques outre-Atlantique. Goldman Sachs affiche des résultats sur les activités FICC (fixed income, currency and commodities) en baisse de 35% sur un an, et de 40% par rapport au dernier trimestre.

Le revenu tiré par JPMorgan de l’obligataire, des matières premières et des changes a chuté de 28% à 3,56 milliards de dollars sur un an. La baisse a atteint 33% chez Citicorp et 14% pour BofA Merrill.

Des activités incontournables…

Reste que le trading obligataire a été l’un des principaux moteurs du bénéfice de toutes les grandes banques ces derniers trimestres. Chez Goldman, par exemple, le trading FICC rapporte quasiment quatre fois de revenus plus que le trading Actions au deuxième trimestre.

L’an passé, les activités FICC représentaient en moyenne deux-tiers des revenus des BFI, contre 45% avant la crise en 2007, selon une étude de Citigroup.

Jusqu’ici 2010 ne semble toutefois pas produire le même tableau. Le fixed income, activité phare de BNP Paribas, avait ainsi déjà perdu du terrain au premier trimestre avec des revenus en baisse de 35,3%, sur un an. L’établissement de la rue d’Antin a annoncé également le mois dernier une réorganisation de son fixed income et l’embauche de 200 à 250 personnes dans ses équipes opérationnelles d’ici la fin de l’année.

… mais extrêmement concurrentielles

Pour la Société Générale, numéro 1 dans les dérivés actions, se développer dans le fixed income va nécessiter de lourds investissements, à une période où les leaders du secteur chassent les talents et les revenus sont en baisse (y compris d’ailleurs sur les dérivés actions au vue des résultats navrants de Goldman sur cette activité). Décidément le timing aurait pu être meilleur !

Ce marché est très concurrentiel. Beaucoup d’établissements ont voulu redorer leur blason ou investir sur certains segments ces derniers mois. La pression dans le recrutement est notamment forte sur les produits de taux, FX et commodities , nous explique un chasseur spécialisé basé à Londres.

La performance de la BFI se caractérise par des résultats satisfaisants pour les activités Taux, Changes et Matières premières , avait indiqué SocGen le 15 juin dernier lors de sa journée Investisseurs. Jusqu’ici tout va bien…

commentaires (1)

Comments
  1. Que faut-il envisager pour les mois futurs pour le FI alors même que des géants comme PIMCO s’orientent eux vers le secteur des actions? Le FI sera toujours une activité incontournable mais le vent risque de tourner…

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