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OPINION : Et si la crise était finalement une formidable opportunité

Si l’évocation de la crise rime d’emblée avec crainte et tendance à l’introversion, il faut absolument aller au-delà. La crise peut aussi être un formidable révélateur de talents et un booster de carrières.

De nombreux salariés et entreprises ont surmonté avec succès des événements hélas courants en période de crise comme des licenciements, des fermetures ou des rachats… Des enseignements peuvent être tirés de leur expérience. À savoir tout d’abord : ceux qui s’en sont sortis le doivent surtout à eux-mêmes. Les salariés qui, malgré la récession, gardent la tête hors de l’eau adoptent des attitudes bien spécifiques. Ils savent prendre des décisions réfléchies qui leur permettent de traverser indemnes les turbulences économiques.

1) En travaillant plus et mieux

Les survivants de la crise sont ceux qui comprennent que leur avenir professionnel est directement lié à celui de leur entreprise. Ils mettent donc tout en ceuvre pour aider leur société à s’en sortir. Comment ? Parfois en acceptant de nouvelles responsabilités, ou encore en trouvant des modes de fonctionnement à la fois plus efficaces et plus économiques.

Ne l’oublions pas, quel que soit le contexte économique, les entreprises apprécient les salariés qui parviennent à toujours maintenir un niveau élevé de professionnalisme et de productivité. En période difficile, encore bien davantage ! Que chaque collaborateur consacre le temps qu’il faut pour se bâtir l’image de quelqu’un qui excelle dans son domaine, tout en aidant les autres à optimiser leurs performances. Cela paiera un jour !…

2) En créant de la valeur ou davantage de qualité, et en voyant plus loin

Les salariés qui, en période de crise, se valorisent aux yeux de leur employeur sont ceux qui trouvent généralement le moyen de travailler plus efficacement, de fournir un meilleur service à leurs clients, de se contenter des ressources disponibles (vive la débrouillardise même parfois !) et d’être plus réactifs face aux demandes de leurs collègues ayant besoin d’aide, sans oublier le système D… Une alchimie complexe et difficile, mais inévitable.

La crise, c’est aussi le moment de voir plus loin, de ne pas se limiter à son horizon immédiat, mais aussi d’afficher l’ambition de se voir confier de nouvelles responsabilités. En adoptant une attitude enthousiaste et volontariste face aux problèmes qu’il faut résoudre, même s’ils ne relèvent pas de votre domaine , vous contribuerez fortement à vous rendre indispensable dans votre société.

3) Avec un nouveau credo : voir le changement en positif

Pendant la crise, ceux qui envisagent les changements comme un phénomène négatif ou indésirable sont clairement désavantagés car ils renvoient une image austère, défaitiste même… A contrario, ceux qui s’en sortent sont ceux qui essaient de faire d’un mal un bien. Ainsi, dans les entreprises ayant subi des vagues de licenciements, les survivants endossent de nouveaux rôles et révèlent souvent des qualités jusqu’alors inexploitées. Lorsque la reprise se fait sentir, les efforts de ces personnes sont reconnus et récompensés.

En résumé, ici : face aux changements, rien ne sert de perdre son temps à se lamenter sur la perte des bonnes vieilles habitudes . Il faut essayer plutôt de songer à ses objectifs et d’établir une stratégie pour les atteindre. Il sera alors plus facile de concevoir des approches innovantes et de s’ouvrir à de nouveaux horizons.

4) C’est aussi le moment d’actualiser sa formation…

Les collaborateurs dont les connaissances ne sont pas à jour, ou qui ne possèdent pas l’expérience requise, sont les premiers sur la liste des départs en période de récession. En revanche, ceux qui affichent les compétences techniques et relationnelles les plus essentielles et les plus à jour maximisent leurs chances de rester.

Le progrès technique permanent et la mondialisation des échanges ont placé la barre très haut en matière de développement professionnel. Pour rester attractif(-ve) et compétitif(-ve), il est important d’acquérir de nouvelles compétences et de se tourner vers la formation continue, de se familiariser avec les technologies les plus récentes utilisées dans son domaine. Une autre amélioration essentielle : celle de sa communication verbale et écrite, et la capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires.

5) … et de réapprendre à bien gérer son temps

Tous ceux qui, pendant la crise, acceptent une charge de travail plus importante et assument des responsabilités supplémentaires vont devoir aussi gérer leur temps plus efficacement… Car c’est une réalité, de nombreuses entreprises travaillent encore en sous-effectif et préfèrent adopter une politique d’embauche prudente, en attendant d’avoir une meilleure visibilité. Il est donc très utile d’acquérir les compétences nécessaires pour assurer une gestion efficace de son temps de travail.

Pour trouver le moyen d’absorber un plus gros volume de travail sans nuire à la qualité de celui-ci, pensez pour commencer à organiser votre emploi du temps de manière à vous occuper des projets prioritaires lorsque vous êtes au mieux de votre forme. Ne vous laissez pas distraire et utilisez les outils technologiques à votre disposition pour gérer les délais et automatiser les tâches courantes. Enfin, n’oubliez pas de consacrer un peu de votre temps – une plage de temps incompressible, chaque semaine – à votre développement professionnel.

Maintenant plus que jamais, votre réussite professionnelle dépend de votre capacité à appliquer les leçons des survivants de la crise . Quelles que soient les circonstances, faites toujours preuve de professionnalisme et de droiture. Et si vos idées ont un impact positif sur les performances financières de votre entreprise, votre réussite sera assurée, et ce quelle que soit la conjoncture économique.

Olivier Gélis est Managing Director de Robert Half International France.

commentaires (11)

Comments
  1. Génial je vais aller vite dire à mes copains chômeurs combien ils ont de la chance…

  2. je trouve cela bien trop idealise, selon moi la verite est tout autre, pour survivre les gens en temps de crise, ont un comportement bien moins vertueux !
    de la meme maniere le comportement des entreprises n’est souvent pas a la hauteur des efforts consentis par le personnel ou l’investissement personnel.
    le plus important en temps de crise dans la realite est de faire le dos rond et de ne pas “deplaire” a sa hierarchie , (et encore….)

  3. je rajouterai, qu’avec l’explosion du chomage, cette “formidable opportunité” existe surtout pour les employeurs, qui disposent alors d’une main d’oeuvre abondante, et tout le monde sait que ce qui est abondant, est bon marché !!!!

  4. celui qui reussi c’est celui qui leche, ou celui qui a des “dossiers” sur des collegues superieurs ou qui est indeboulonable parce que il est seul a maitriser un process qu’il refuse de partager, ou bien parce qu’il tient un ou des clients tres importants qui risquent de le suivre a la concurrence voila la realité

  5. Bravo dave ! tout est dit
    j’adore ! c’est exactement ça
    je rajouterai celle/celui qui est la pour raconter au supérieur ce qui se passe !
    le monde du travail est à l’image de la societe, lamentable !

  6. Cet article est affolant d’idéalisme ou de conformisme !

    Ecrit par un directeur voyant la crise du haut de sa tour d’ivoire peut-être? Ou alors par le directeur d’un cabinet de recrutement prêchant pour que les candidats s’offrent à lui moins chers et plus ‘productifs’ ?

    Et si vous pensiez à militer un peu contre les excès d’une mondialisation capitaliste redistribuant mal travail et richesses ?

  7. Je vous recommande la lecture de “Le changement climatique expliqué à ma fille ” de Jean-Marc Jancovici. Cette crise est inédite, nous avons atteint les limites d’une réalité physique et le système libéral productiviste a vécu . Nous vivons une transformation écologique de notre système économique, qui a longtemps cru que les richesses naturelles de ce monde étaient infini.
    Notre avenir sur cette planète, dépend désormais largement de l’état de la biodiversité et de la préservation des ressources ( forêts, poissons…).
    Ce sont les normes de gouvernance RSE qui vont guider l’entreprise vers le développement durable; et c’est ce nouveau modèle économique qui nous conduira tous vers la prospérité, la paix et la croissance ( une croissance soutenable, c-a-d acceptable par tous à court terme et durable à long terme).

  8. Heu…il y a une limite entre être positif et se moquer du monde
    il me semble que l’auteur de cet article a franchi ladite limite

  9. Je suis relativement en accord avec cet article.

    Ma société se restructure avec fusion acquisition, …

    Il y à 2 phénomènes distincts que l’on voit :

    Il y à 6 mois, personne ne voulait bouger et les besoins étaient présents d’ou une mine d’opportunités pour ceux qui voulaient partir.

    Maintenant que le marché ralentit une bonne stratégie est de bouger en interne. Et pour cela il faut se montrer partant pour le changement et motivé.

    Cette attitude aide également les collègues à sortir de la déprime et au final on échange plus sur les bonnes questions humaines que sur le dernier téléphone à la mode ou le dernier match joué par des personnes qui n’en n’ont rien à F… de notre job, de nous !

    D’accord ou pas avec moi, je le suis avec moi même, c’est l’essentiel.

    Cordialement
    P. Bernard

  10. Et pour les jeunes diplômés, on fait quoi, Monsieur je-sais-tout-sans-avoir-jamais-bossé-ailleurs-que-dans-un-cabinet-de-recrutement ?
    On leur dit également que la crise est une formidable opportunité ?
    Ce serait bien d’avoir un peu le sens des réalités…

  11. enfin un article positif qui nous sort du conformisme négatif ambiant….c’est vrai qu’il est toujours plus facile de pleurnicher et de se plaindre de sa propre situation…

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