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Le bateau BNP Paribas tangue mais maintient le cap

L’impact direct de la crise financière est très supérieur à celui des trimestres précédents , a déclaré la banque. Elle a amputé de 507 millions d’euros les revenus du groupe contre 230 millions il y a un an, selon le communiqué de l’établissement. Le résultat net au troisième trimestre est en baisse de 55,6 %. Mais la banque reste bénéficiaire à 901 millions d’euros et ce en dépit d’une aggravation sans précédent de la crise .

Sans surprise, la BFI est le pôle le plus affecté, avec une chute de 95 % du résultat avant impôt sur un an, à 38 millions d’euros. Mais, une fois encore, BNP ne prend pas la tasse : le pôle CIB reste bénéficiaire. Les revenus sont même en progression, de 4,6 % sur un an. Bref, bon an mal an, BNP Paribas résiste.

Sa force ? BNP Paribas a évidemment des atouts : les métiers du financement et surtout son département ECEP (Energy Commodities Export Project). Sa force, c’est surtout qu’elle n’a pas vraiment de faiblesses ! , explique un observateur. Certains lui reprochent son manque de glamour en période de boom. Elle a toujours du mal à briller sur les grandes places financières internationales. De même que les niveaux de rémunérations proposés ne sont pas toujours très alléchants , poursuit notre commentateur. Avec le recul, les collaborateurs doivent certainement se dirent que c’était le bon choix. Comme si BNP Paribas révélait tout son talent en période de crise. Et on l’a vu récemment à l’action avec le rachat des activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg.

Un tel résultat ne s’obtient pas sans concessions. BNP Paribas a été l’une des premières banques en France dès septembre 2007, avant les anglo-saxonnes, à mettre un frein aux recrutements. La flexibilité des frais de gestion du pôle, en baisse de 16,5 % par rapport au troisième trimestre 2007, est à nouveau démontrée , peut-on lire dans le communiqué. Une flexibilité liée au mode de calcul des bonus dans les activités de marchés de capitaux, fonction du résultat avant impôt, ainsi qu’à la stabilisation des effectifs. Nous avons une approche très saine, raisonnable et pragmatique sur les rémunérations variables , nous confiait un porte-parole de la banque, qui a mentionné notamment l’absence de politique de bonus garantis .

Quand je pense à BNP Paribas, un mot me vient spontanément : dis-cré-tion. On ne voit plus les collaborateurs qui doivent certainement avoir le sentiment aujourd’hui d’être dans le bon bateau. Les réaménagements en interne semblent bien s’organiser. Même les expats, qui sont renvoyés sur Paris, se voient proposer des postes intéressants , commente Jérôme Hacquard, associé du cabinet de chasse Singer & Hamilton.

commentaires (5)

Comments
  1. Il serait intéressant de citer l’impact de Lehman (577 millions d’euros d’après la Tribune), et les pertes dans les dérivés actions (voir bloomberg) qui représentent un tournant dans la réputation de gestion des risques de la banque.

  2. le broker de BNP pratique les bonus garantis.

  3. Les pôles d’activitée de Singapour ou les “pétroles pays” ont encore du budget dans le groupe, sinon l’expension européenne reste trop liée à une politique et stratégie en berne avec des fusions-acquisitions d’une opportunité obsolète …. à quand la wealth attitude

  4. sur le broker de BNP, il a signé en juin 2007 un accord d’interessement non conforme (application rétroactive) avec 80% pour le FO et les miettes pour le reste

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