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La stratégie d’expansion internationale de Nomura remise en cause

Impliquée dans un scandale de délit d’initié, la direction de la banque d’affaires nippone vient de démissionner. Des départs qui arrivent au plus mauvais moment – le bénéfice net de la banque a chuté de 89% au premier trimestre 2012 – et remettent en question la stratégie d’expansion internationale de la banque. « Je souhaite reconstruire Nomura de fond en comble, redresser l’entreprise sous un nouveau leadership », a déclaré au cours d’une conférence de presse Koji Nagai qui dirige actuellement la maison de courtage Nomura Securities et sera le nouveau PDG à compter du 1er août.

Il est donc encore un peu tôt pour savoir comment cette nouvelle stratégie va se concrétiser auprès des 26 000 collaborateurs du groupe présent dans 30 pays. « Il y a de fortes chances que Nomura se renforce sur ses activités domestiques », indique un analyste basé à Tokyo (Financial Times). Cela va-t-il se faire au détriment des autres implantations, et notamment de Nomura France ?

Rien n’est moins sûr car jusqu’à présent, la maison mère a toujours considéré l’Hexagone comme stratégique. « La France est un pays clé pour Nomura et nous avons donc souhaité constituer une équipe experte, capable de porter notre stratégie de croissance sur ce territoire », indiquait-elle lors de la création de Nomura France il y a trois ans.

Quel impact sur Nomura France ?

Depuis, l’entité issue de l’acquisition des équipes européennes de Lehman Brothers par Nomura a su se faire un belle réputation sur la place financière parisienne, s’offrant même le luxe de figurer, un an seulement après sa création, dans le classement des meilleurs brokers parisiens. « La France est un vivier de recrutements considérable pour Nomura », indiquait encore l’an dernier Jérôme Calvet, coprésident de Nomura France (Journal des grandes écoles).

Mais depuis, la crise est passée par là. A l’instar des autres banques étrangères implantées en France, les recrutements semblent être gelés. « Aujourd’hui, tout le monde est attentiste, y compris certaines banques étrangères basées en France qui s’étaient montrées offensives il y a quelques années en terme de recrutements », rappelle dans nos colonnes Antoine Biot, directeur associé du cabinet Robert Walters.

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