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Les dérivés actions suscitent à nouveau l’enthousiasme

Cela ne fait plus de doute, les marchés actions ont bel et bien repris du poil de la bête. Goldman Sachs a augmenté ses revenus sur ces marchés de 78% au troisième trimestre par rapport à l’an passé, en grande partie grâce aux dérivés (communiqué). Chez Morgan Stanley, 22% des 400 embauches prévues à l’échelle internationale concernent le trading sur les dérivés actions et le marché des changes (wsj.com). Et elle n’est pas la seule : Credit Suisse, Citi, JP Morgan, Nomura, Barclays capital cherchent à renforcer leurs équipes de dérivés actions, selon les recruteurs.

Qu’en est-il des banques françaises, dont la réputation sur ces produits notamment les structurés n’est plus à faire, et dont elles ont tiré par le passé une partie conséquente de leurs revenus en banque d’investissement ? Les attentes à l’égard des résultats de la BFI de Société Générale, dont la publication est prévue le 4 novembre, sont très positives, compte tenu notamment des fortes positions de la SG sur les dérivés actions , indiquaient récemment les analystes de Natixis (tradingsat.com).

Et pourtant, aujourd’hui c’est le silence radio. A Paris, on constate bien un rattrapage des embauches, selon Jean-François Monteil, président du cabinet de recrutement Alexander Hugues France. Mais, ce sont surtout les banques étrangères qui réembauchent, après avoir réduit brutalement leurs effectifs. Les françaises, elles, recrutent en dernier ressort , constate Vally Colli, associée au sein du cabinet de chasse Vendôme Associés. Et pour cause, Société Générale et BNP Paribas ont gardé la grande majorité de leurs troupes. La mobilité interne a été privilégiée, avec des transferts de traders et vendeurs equities vers le fixed-income il y a quelques mois, qui pour certains reviennent à la case départ.

La chasse est ouverte

La demande dans ce secteur revient. Les très bons profils sont dans les banques françaises. Ils se font chasser par les établissements étrangers de manière très agressive avec des offres qui doublent voire triplent leurs rémunérations , Jérémie Lempkowicz, consultant senior chez Aston Carter International, en charge de l’activité finance de marchés.

SocGen et BNP Paribas en ont d’ailleurs fait les frais récemment sur leur activité très spécifique de trading “haute fréquence” où une partie des traders n’ont pas hésité à faire du chantage auprès de leur direction pour obtenir des bonus plus importants, selon La Tribune. Nombreux sont ceux qui ont été tout de même débauchés (lci.fr).

Et ce n’est que le début. Dans ce secteur comme ailleurs, la mobilité a tendance à se réduire à l’approche des bonus pour s’accélérer ensuite. Les banques continuent à voir beaucoup de candidats ; les recrutements ne se matérialiseront qu’en fonction des démissions après l’annonce des bonus, et des budgets connus début 2010. Ceux qui ne seront pas satisfaits de leurs bonus hésiteront moins à bouger que l’an dernier, d’autant que la partie versée en cash sera beaucoup plus faible , anticipe Vally Colli.

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