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Qui est Frédéric L, le banquier des stars mis en examen pour escroquerie ?

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Un banquier vient d’être mis en examen pour escroquerie au préjudice de plusieurs vedettes du cinéma et du spectacle. Il est soupçonné d’avoir détourné plusieurs millions d’euros sur une période de dix ans. Qui se cache donc derrière ce gestionnaire de comptes de 42 ans que certains surnomment déjà le petit Madoff du showbiz français ?

Un littéraire… devenu banquier

Par quel hasard ce titulaire d’un deug de lettres et civilisations étrangères est-il devenu gestionnaire de comptes ? C’est l’un des mystères que l’enquête devra élucider (Le Parisien.fr). L’arnaqueur serait passé par plusieurs banques avant de se mettre « à son compte ». Il aurait ainsi fait ses classes à la Banque Populaire en 1992. Puis après un passage à la BNP Paribas qui lui permet de se familiariser avec le monde du cinéma, il intègre en 2001 la banque Fideuram Wargny C’est là, selon ses déclarations, qu’il commet ses premiers dérapages.

L’alerte est venue de son dernier employeur, Neuflize OBC, spécialiste de la gestion de patrimoine, qui a déposé plainte en mars 2011, après avoir constaté des faits délictueux qui porteraient sur plus de 5 millions d’euros. Depuis, Frédéric L a été mis en examen pour « abus de confiance, escroquerie, faux et exercice illégal de la profession de banquier » et placé sous contrôle judiciaire. « Mais il semble qu’il ait aussi réalisé des placements sans en avertir ses clients, qu’il ait aussi créé des sociétés en imitant des signatures », a précisé une source proche du dossier, assurant que l’homme avait changé de banque trois fois en dix ans (Le Télégramme.fr).

Un adepte de la pyramide de Ponzi

Frédéric L conseillait les stars en leur suggérant des placements ou en leur proposant des prêts à des conditions extrêmement intéressantes. Tout comme son prédécesseur américain Bernard Madoff, il s’appuyait sur le principe de la chaîne de Ponzi qui consiste à prêter à certains de ses clients des sommes empruntées aux autres. S’il explique aujourd’hui avoir « voulu aider les gens », l’enquête de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) devra déterminer s’il s’est personnellement enrichi.

En attendant le verdict, les victimes de l’escroquerie s’en prennent à la responsabilité des banques. « Je n’avais aucune raison de m’alarmer. L’établissement bancaire est la Neuflize OBC, qui a déposé plainte contre ce monsieur sans prévenir ses clients », a indiqué le réalisateur Alexandre Arcady qui a porté plainte au pénal et engagé une action au civil, jugeant que la banque n’avait pas joué son rôle de surveillance. « Cet homme a émis des chèques et des relevés de comptes falsifiés, pendant près de 10 ans, et personne ne s’en est rendu compte. Il y a clairement une défaillance », a corroboré son avocat Me Lecoq-Vallon.

Même son de cloche chez l’actrice Mylène Demongeot : « Un jour, il m’a dit que son employeur, la banque Neuflize OBC, s’était mal comporté avec lui, et qu’il partait chez Martin Maurel », explique-t-elle dans une interview au Parisien (qui précise que Frédéric L n’a jamais travaillé chez Martin Maurel). Quand ils ont porté plainte contre lui et l’ont mis à la porte fin 2010, personne ne m’a prévenue. Si j’avais su ce dont il était capable, je ne l’aurais jamais suivi ». De quoi apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui plaident en faveur d’un renforcement du contrôle de la profession de conseiller en gestion de patrimoine (CGP) qui exercent en indépendant mais aussi dans les banques.

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