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Après les bonus, les banques s’attaquent aux avantages en nature

Des bonus rognés ? Vous n’avez pas tout vu. La crise sonne le glas des avantages et autres notes de frais dans plusieurs banques d’affaires.

Aussitôt entré en fonction, le nouveau patron de Citigroup a annoncé qu’il allait reconsidérer les dépenses non productives à tous les niveaux de la banque, selon Bloomberg. Quand les actions chutent, tout le monde doit partager les pertes, actionnaires, investisseurs, employés et dirigeants , explique à l’AFP John Challenger, du cabinet en relations sociales Challenger, Gray & Christmas. Le ton est donné !

Depuis la crise des subprimes, les banques cherchent donc à économiser le moindre cent pour rester dans la course. Pour preuve, la remise en cause de certains avantages en nature est en passe de devenir pratique courante dans certains établissements, y compris en Europe.

Des économies drastiques…

Après les excès de la bulle Internet, beaucoup d’avantages avaient été supprimés. Aujourd’hui, la marge de manceuvre est toutefois plus réduite. En 2000, il y avait des baby-foot à chaque étage, des pots tous les vendredis et des massages gratuits au bureau. Aujourd’hui, tout cela a disparu , explique l’associé d’une banque américaine à Londres. Il faut donc chercher à faire des économies ailleurs. Si voyages en première classe et hôtels de luxe sont désormais bannis, des établissements comme Dresdner Bank n’hésitent plus à remettre en cause publiquement notes salées de taxi et de portables, croit savoir The Telegraph.

Si les banques étrangères implantées en France devront certainement respecter à la lettre les consignes de leur maison mère, les banques françaises, a priori moins touchées par la crise en tout cas pour ce que l’on en sait aujourd’hui, se montrent plus prudentes et surtout plus discrètes en la matière. Le tour de vis n’est pas nouveau, témoigne toutefois une banquière d’affaires d’un grand établissement français sous couvert d’anonymat. Et cela remonte déjà à quelques années avec, par exemple, des plafonds de dépenses pour les déjeuners avec les clients. De son côté, Claire Antoine-Rousseau, directrice du cabinet de recrutement Clare Management, pense que l’on n’échappera pas à de nouvelles restrictions. La première tentation, quand on veut faire des économies, c’est d’avoir recours au crayon et à la gomme. Toutefois si les banques vont trop loin, il y a un réel risque de démotivation des candidats .

commentaires (2)

Comments
  1. Je ne suis pas sûr que ces quelques restrictions fassent gagner beaucoup à ces grandes institutions car de toutes façons ces avantages semblent profiter à certains salariés ou certains responsables seulement : donc c’est beaucoup de bruit pour rien.

  2. A grande échelle ces économies pourraient etre substancielles tout de meme. Si en volume de salariés, ils sont peu a dépenser. Les montants eux sont parfois exagerés. Apres qu’est ce que l’exageration quand un sales touche 300.000 eur de bonus ?
    Mais il est légitime de se questionner en ces temps difficiles. Est il vraiment necessaire de dépenser 3.000 euros pour un diner 4 personnes ?
    Il va sans dire que reprendre des avantages acquis n’ira pas sans une certaine “moue” des responsables.

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