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Kepler Cheuvreux ou la naissance d’un géant européen du courtage

Rapprochement

Les 700 personnes qui travaillent chez CA Cheuvreux, la filiale de courtage du Crédit Agricole mise en vente depuis plusieurs mois car lourdement déficitaire, vont enfin être fixées sur leur sort. C’est finalement Kepler Capital Markets qui devrait racheter l’entité de brokerage pour un montant qui n’a pas été précisé. A l’issue de ce rapprochement, un nouvel acteur, Kepler Cheuvreux, devrait voir le jour, avec pour ambition de devenir le leader européen indépendant du courtage actions, rien de moins…

Il faut dire que le nouvel ensemble a les moyens de ses ambitions : il se distinguerait par sa dimension pan-européenne et multi-locale, l’indépendance de sa recherche, et son modèle original de partenariat avec UniCredit et Crédit Agricole CIB. « C’est l’émergence d’un nouveau modèle de partenariat entre un courtier et deux banques en réponse aux indispensables évolutions de l’industrie du courtage. Le rapprochement de CA Cheuvreux et Kepler permettrait de proposer une offre très attractive aux clients institutionnels, corporates et de la banque de détail », déclare Jean-Yves Hocher, Directeur Général de Crédit Agricole CIB, dans un communiqué.

Suppressions de postes redoutées

Kepler Cheuvreux couvrirait ainsi plus de 650 sociétés européennes, bénéficierait d’un service d’exécution offrant un accès à plus de 100 marchés et serait présent dans onze centres financiers européens ainsi qu’une présence en Amérique du Nord. Mais c’est justement là que le bât blesse : aujourd’hui, Cheuvreux compte 13 bureaux – dont Amsterdam, Francfort, Londres, Madrid, Milan, Paris, Zurich et New York où est aussi Kepler. Il faut donc s’attendre à des fermetures et à des suppressions de postes (Agefi.fr).

Même si d’après une porte-parole de Crédit Agricole CIB, il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences de l’opération sur les effectifs de Cheuvreux, les syndicats redoutent que la cession à Kepler ne se traduise par des suppressions de postes, surtout administratifs. « Je pense que les repreneurs ne garderont pas les administratifs. C’est presque évident. On souhaiterait qu’ils soient réintégrés dans le groupe », souligne un responsable syndical (Reuters). Quel que soit l’acquéreur, certains prédisaient que le nouvel ensemble ne pourrait faire l’économie d’un plan social. L’avenir risque de leur donner raison…

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