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Travailler sur le change

Les métiers sur le change s’étendent des négociations relativement rapides à la structuration de produits complexes

Travailler sur le change implique d’être immergé dans l’univers des devises mondiales et de leurs changements de valeur. La plupart des gens côtoient les marchés des changes lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Quiconque a déjà calculé le prix d’une bière à Londres en euros comprendra très bien ce qu’est convertir une devise dans une autre.

Les banques achètent et vendent des devises étrangères pour leur propre compte et pour ceux de leurs clients, lesquels comprennent d’autres banques, des particuliers, des entreprises, des gérants de fonds et des fonds de pension. De fait, les banques et leurs clients peuvent détenir une devise en centaines de millions, voire même en milliards de dollars, et risquer d’en perdre beaucoup si la monnaie perd de sa valeur. Londres est le centre de change le plus important du monde.

Plusieurs types de métiers

Il existe quatre catégories de métiers sur le change : la vente, le trading, la structuration et la stratégie.
Les métiers de vente sont généralement répartis entre différents types de clients, avec des vendeurs spécialisés auprès des grandes entreprises alors que d’autres, par exemple, sont dédiés aux hedge funds. Comme les vendeurs, les traders travaillent sur plusieurs types de produits , explique Eric Singer, associé du cabinet d’executive search Singer Hamilton. En effet, les métiers de trading sont généralement divisés entre le trading vanilla , où les produits sont simples et les systèmes automatisés, et le trading plus complexe sur des dérivés exotiques.

Les produits de change vanilla comprennent les contrats à terme cotés, dans le cadre desquels les traders achètent et vendent des contrats figeant le niveau de parité d’un couple de devise à un niveau donné pour une date donnée.

Les dérivés de change exotiques comprennent les options numériques. Ces produits permettent à l’acheteur d’une option de percevoir un remboursement conséquent si la devise en question atteint un prix fixé à l’avance. Cependant, si le prix de la devise n’est jamais atteint, l’acheteur ne reçoit rien.

L’activité de structuration consiste à essayer d’assembler des produits qui permettent à une grande entreprise de gérer son risque de change sur mesure. Chris Weiss, structureur monétaire chez Bank of America, explique que les structureurs combinent tous les avantages du métier : ils ont non seulement un contact client comme les vendeurs, mais sont aussi exposés aux aspects techniques de la négociation. Un client appelle un vendeur et lui dit qu’il veut couvrir son risque sur une devise précise , indique Chris Weiss. Il nous revient d’évaluer les conditions du marché monétaire et de composer un produit qui correspond à leurs besoins .

Enfin, les stratégistes sur le marché des changes examinent les évènements macro-économiques et les flux sur le change afin d’identifier des risques et des opportunités de transactions.

Tendances

Citigroup, HSBC CCF et Goldman Sachs sont parmi les banques les plus actives sur les marchés des changes. En 1999, le paysage a été considérablement modifié lorsque 12 pays de l’Union Européenne ont abandonné leur propre monnaie au profit de l’euro. Quelques années après son adoption, la valeur de l’euro a chuté de plus de 30 % par rapport au dollar. Cependant, en 2003, les marchés des changes ont été affectés par un euro croissant, qui s’est apprécié de 16,5 % au cours de l’année. En 2004, il s’est apprécié de 8,17 %.

Carrières

Si travailler sur le change n’est pas très à la mode, il existe pourtant deux débouchés vers lesquels peuvent s’orienter les jeunes diplômés. Ces derniers se dirigent vers le trading de portefeuille de dérivés de change exotiques mais également vers la vente de produits dérivés de change auprès des grandes entreprises , indique Eric Singer. Pour accéder aux postes de vente, il est indispensable d’avoir fait une grande école de commerce ou un MBA. Quant aux métiers de trading, ils sont souvent réservés aux diplômés des grandes écoles d’ingénieurs ou aux titulaires d’un master of sciences délivré par les universités anglo-saxonnes.

Les qualités requises

Pour être un bon vendeur, il faut tout d’abord connaître parfaitement les caractéristiques techniques des produits financiers et maîtriser toutes les contraintes mathématiques et financières qui y sont attachées. En outre, pour bien faire passer ses idées à ses clients, un vendeur doit être doté de charme et d’un bon sens de la communication. Enfin, il doit avoir de la chance !

Le trader, quant à lui, doit être très fort techniquement. Un bon trader doit non seulement avoir du caractère et un fort tempérament pour imposer sa position face à son management quand cela est nécessaire, mais il doit également avoir de l’intuition.

Ces activités génèrent de très fortes rémunérations. Ainsi les vendeurs qui rapportent plus de 15 millions d’euros de commissions peuvent gagner plus de 500K euros par an. Quant aux traders, leurs salaires atteignent souvent des sommes mirobolantes. De quoi laisser rêveur…

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