☰ Menu eFinancialCareers

Capital risque : après la crise, l’euphorie ?

Stabilité des équipes, faible turn-over, les sociétés de capital risque offrent peu de débouchés. La bonne tenue du marché pourrait cependant dynamiser les embauches.

Le besoin en recrutement est proportionnel au nombre de participations en portefeuille et à leur taille , explique Géraud Fontanié, associé au sein de Eurosearch Consultants, spécialisé dans l’executive search pour le private equity. Bonne nouvelle donc puisque le capital risque français a enregistré l’an dernier une croissance de 20%, avec 811 millions d’euros investis dans 542 jeunes sociétés innovantes, selon l’indicateur Chausson finance.

Si l’on est encore loin des niveaux de 2001 qui, bulle internet aidant, étaient alors deux fois supérieurs, force est de constater que le capital risque se porte de mieux en mieux dans l’Hexagone. En Europe, il se place désormais juste derrière le Royaume-Uni. Qui dit plus de fonds à investir, dit des équipes plus importantes pour trouver de nouvelles cibles, les analyser et les suivre dans le temps , renchérit Géraud Fontanié.

Autre tendance : les juniors sont désormais très courtisés. Plusieurs sociétés de capital-risque tentent d’élargir leur pyramide par le bas, en recrutant plutôt des juniors diplômés de grandes écoles avec déjà deux ou trois ans d’expérience dans l’audit ou la banque d’affaires , note Renaud Prodel, président du cabinet de recrutement par approche directe Hoffmann & Baretti. Parmi les sociétés les plus actives citons Sofinnova qui, avec 120 millions d’euros investis en 2006, est le premier financeur de start-up dans l’Hexagone.

La prudence reste de mise

Tous les secteurs ne sont pas porteurs : si la santé et les télécoms ont le vent en poupe, rien de tel pour l’énergie et l’environnement, les investissements plus industriels dégageant moins de rentabilité immédiate , selon Renaud Prodel.

Qui plus est, en cas de choc boursier prolongé, un contre-effet sur le financement des start-up n’est pas à exclure, de l’avis de Christophe Chausson, président et fondateur de la société Chausson Finance spécialisée dans la levée de capitaux. Le marché du capital risque n’a guère de raison de s’effondrer si le capital amorçage continue à se développer notamment par l’augmentation du nombre de business angels , tient à rassurer Géraud Fontanié.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici