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Les salariés insatisfaits de leur rémunération ne changent pas de poste pour autant !

Not enough money

Une étude réalisée par les cabinets Deloitte et Nomination auprès d’un panel de près de 5 500 décideurs confirme que la rémunération reste l’une des premières attentes des salariés. Ainsi, sur l’ensemble des décideurs interrogés ayant un niveau hiérarchique compris entre N et N – 5 à partir du Président et évoluant au sein d’entreprises de toutes tailles, françaises ou internationales, ayant une activité en France ou s’étant expatriés à l’étranger, près de 40 % considèrent leur rémunération comme insatisfaisante.

Sans donner plus de détails, et pour cause : « La rémunération reste encore un sujet tabou en France : parmi les 5 500 décideurs ayant participé, seuls 20 % acceptent de dévoiler avec précision le niveau et la structure de leur rémunération, explique Philippe Burger, Associé responsable du département Rémunération et Avantages Sociaux chez Deloitte. Pour autant la rémunération reste l’une des principales attentes des décideurs ! ». Ainsi, sept personnes interrogées sur dix placent la rémunération (monétaire ou avantages sociaux) devant l’intérêt du travail, le développement de carrière ou l’équilibre de vie. « Le niveau de rémunération touche à la représentation que chacun a de sa place dans la Société, touche à ce que nous possédons, à nos manques et donc à nos frustrations éventuelles… C’est pourquoi un collaborateur va se focaliser principalement sur cet aspect au détriment de ses aspirations professionnelles et de ses vrais leviers de motivations », précise Gabriel Bardinet, Manager dans le Département Rémunération et Avantages Sociaux chez Deloitte.

A noter que l’insatisfaction sur le niveau de rémunération est beaucoup plus marquée pour les salariés les plus jeunes (moins de 35 ans) qui sont 43 % à être insatisfaits de leur rémunération contre seulement 34 % des salariés de 55 ans et plus ; cette différence de perception entre générations est principalement liée à un sentiment plus marqué chez les salariés les plus jeunes d’un niveau de rémunération inférieur à celui du marché (principale raison d’insatisfaction pour 38% des salariés de moins de 35 ans).

Vers une meilleure reconnaissance…

En revanche, cette insatisfaction ne conduit pas nécessairement les salariés à changer de poste. L’étude met en avant trois facteurs de déclenchement de la mobilité : la possibilité d’étendre son champ de responsabilité (45 % des répondants), une perspective d’évolution de carrière plus importante (34 %) et l’opportunité de découvrir un nouveau métier ou un nouveau secteur (28 %). « Cette édition ne positionne absolument pas la rémunération sur le podium des raisons évoquées lors d’une mobilité (5e place cette année), précise Serge Papo, Président de Nomination. Ce n’est pas tant une modification de leur rémunération qu’une meilleure reconnaissance que les décideurs recherchent en changeant d’entreprise ».

« La rémunération fait venir, et donc éventuellement partir, mais ne fait pas rester ! » complète Gabriel Bardinet. Et si dans la structure de rémunération, la part variable reste un formidable levier de motivation (pour autant que les indicateurs et modes de calcul soient alignés avec les objectifs stratégiques de l’entreprise mais aussi et surtout reflètent le travail et la performance individuelle), seule une politique de rétribution globale, au-delà de la rémunération, peut faire rester un collaborateur dans le temps. C’est au travers des autres leviers dont dispose l’entreprise, comme le contenu du poste, les capacités de développement professionnel ou l’environnement de travail que celle-ci pourra répondre aux véritables attentes de ses salariés.

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