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L’essor des centres de services partagés profite aux fonctions financières

Imaginé il y a plus de 20 ans aux États-Unis, le concept de shared services center ou centre de services partagés (CSP) est en plein boom.

Il s’agit d’entités opérationnelles indépendantes qui ont pour vocation de centraliser un certain nombre de fonctions supports pour une entreprise ayant des activités multiples et de nombreuses implantations géographiques. Au lieu d’avoir des back-offices indépendants, intégrés à chaque unité opérationnelle (siège, usine, filiale commerciale, …), il s’agit de regrouper les ressources de support. Selon les experts de PWC, pour les fonctions de support, les CSP constituent aujourd’hui le meilleur moyen de réconcilier les objectifs a priori contradictoires que sont la réduction des coûts et l’accroissement du niveau de service .

Ce concept est particulièrement développé en France où un tiers des entreprises y recouraient déjà en 2003. Ce qui, selon RHI Human Resources, en fait le troisième utilisateur mondial derrière la Hollande et la Nouvelle-Zélande. Pour la fonction financière, de loin la première concernée par cette tendance, être directeur financier d’un CSP revient à être directeur financier de plusieurs entreprises ou centres de profits simultanément.

Trésorerie et comptabilité

C’est surtout au niveau de la trésorerie que s’exprime le mieux le concept de mise en commun des services. Le CSP agit en tant que conseil vis-à-vis des filiales. Dans une entreprise comme VediorBis, il couvre le cash-management, les besoins de liquidité, les différentes opérations de financement et de placement, la gestion des risques et des engagements ainsi que la communication bancaire sécurisée. Selon Philippe Hélaine, son directeur de la trésorerie et des financements cette fonction centrée sur le cash et la gestion de valeur s’est enrichie considérablement depuis 20 ans, en phase avec les évolutions de la gouvernance et du reporting financier .

À la différence d’une centralisation administrative, ces centres sont responsables de la gestion des coûts et de la qualité de leurs services. Ils disposent d’un budget propre et définissent leurs mandats de prestations sur une base contractuelle (mandats de prestations de services) avec leurs clients internes qui, de leur côté, fixent les critères de performance en matière de coûts, délais et qualité. Le centre de services voit ainsi ses coûts et ses performances régulièrement comparés aux benchmarks (ou référentiels de performance) issus des meilleures entreprises et prestataires externes, pour constituer un véritable centre d’excellence, ayant vocation à devenir centre de profit.

Centre de profit et bonus

C’est précisément cette recherche d’efficacité qui est à l’origine des rémunérations motivantes des cadres financiers oeuvrant au sein des CSP. Selon une étude paneuropéenne, tout récemment menée par RH Management Resources, un directeur financier ou responsable de CSP basé à Paris touche un salaire compris dans une fourchette de 120 à 130 000 € annuel. C’est juste un peu moins qu’à Munich, mais plus qu’à Barcelone, Glasgow ou Birmingham. À Lyon, le minimum observé pour cette fonction dirigeante descend à 70 k€.

Comme le souligne le tableau, des disparités géographiques sont encore plus spectaculaires au niveau des fonctions comptables en Europe.

Pour visualiser le graphique, cliquer ici .

Pour faire face à la concurrence immédiate des entreprises, les CSP tendent à adapter leurs packages et à y inclure les avantages couramment offerts (voiture de fonction, bonus, …). En France, les voitures de fonction sont, par exemple, réservées à la direction. Les bonus peuvent atteindre jusqu’à 30 % du salaire annuel pour des fonctions supérieures. Un bonus en fonction des résultats du groupe et des performances personnelles.

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