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L’été commence mal pour les courtiers actions de chez CA Cheuvreux

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Le Crédit Agricole a engagé un processus de vente de sa filiale de courtage CA Cheuvreux qu’il espère conclure d’ici à la mi-juillet. Des discussions seraient d’ores et déjà en cours avec plusieurs acquéreurs potentiels parmi lesquels Kepler Capital Markets, Viel & Cie et Jefferies Group (Bloomberg). Mais quel que soit son futur acquéreur, CA Cheuvreux, qui emploie environ 700 personnes, ne pourra faire l’économie d’un plan social…

« Sur le plan social, la restructuration s’annonce très lourde », estime même un concurrent (L’Agefi.fr). Et pour cause : déjà dans le rouge en 2010, le courtier a quadruplé ses pertes en un an, faisant perdre l’an dernier 70 millions d’euros à sa maison mère, selon le rapport annuel de CA CIB. Qui plus est, ce n’est pas la première fois que le spectre des licenciements fait son apparition : dans le cadre du rapprochement avec CLSA puis Citics, CA Cheuvreux avait déjà envisagé la suppression de 117 postes en France. Le projet ayant capoté, ce plan de départs a été dénoncé. Mais un nouveau programme d’économies est inévitable…

Si elle est inéluctable, la cession de CA Cheuvreux n’est pas à proprement parler une surprise. L’activité courtage actions n’est pas au meilleur de sa forme et cela ne concerne pas que la France. En Europe, le cash equity market a souffert avec des revenus en baisse de 61 % en 2010 comparé à 2007, générant par la même occasion une baisse des commissions de courtage (45 % en moyenne en Europe). « Les équipes dédiées au brokerage dans les banques ont été ajustées en fonction de la baisse de ces volumes »nous confiait alors Philippe Guillot quand il était encore responsable trading chez CA Cheuvreux.

Vers un démantèlement de la BFI ?

En outre, ce n’est pas la première fois que la banque verte déclare forfait : après avoir renoncé aux financements aéronautiques, aux financements de projets et de shipping effectués en dollars, elle a décidé de se désengager des dérivés actions et des couvertures sur matières premières. Crédit Agricole avait certes déjà prévenu qu’il mettrait un terme à certaines activités de la BFI mais peu s’attendaient à un arrêt complet des activités Global Equity & Commodity Derivatives.

La question que se pose à présent est de savoir si d’autres activités seront mis en berne. A priori non, d’autant plus que lors de la publication de ses derniers résultats, la banque a confirmé la bonne tenue de ses activités Fixed Income et Taux. Ce qui n’empêche pas certains de jouer les Cassandre. « A plus long terme, il n’est pas exclu que le Crédit Agricole se désengage complètement de la banque d’investissement », nous a confié un recruteur en finance sous couvert d’anonymat. L’avenir dira s’il a raison ou pas…

commentaires (1)

Comments
  1. de toute façon ils se désengagent de tout au plus bas après avoir payé le top comme d’habitude ….leur reste une activité de taux qui bien évidemment vu le contexte est + rentable mais cela reste conjoncturel …et dire qu’ils ont voulu faire croire aux équipes du crédit lyonnais en 2003 qu’ils allaient se situer parmi les 3 première banques de financement et d’investissement …c’en est trop risible ; leur unique fil conducteur depuis sur le long terme : la nullité du management

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