☰ Menu eFinancialCareers

Les 8 principales raisons pour lesquelles les gens veulent travailler dans la banque d’investissement

56983745

Il y a différentes raisons pour lesquelles les gens deviennent banquiers d’affaires. La chance joue un rôle, mais les motivations profondes demeurent généralement le facteur déterminant. Ces motivations expliquent pourquoi tant de banquiers acceptent de travailler des heures interminables, de subir des niveaux anormalement élevés de stress et de sacrifier leur temps libre et leurs loisirs.

Observez de près les visages de ceux qui travaillent dans cette industrie depuis plus de 10 ans, en particulier dans une fonction de front-office. Certains portent leur sacrifice sur leurs visages. La plupart d’entre eux ont probablement 10 ans de moins qu’ils n’y paraissent.

Alors pourquoi acceptent-ils, entre autres, ce vieillissement prématuré induit par le stress si caractéristique à ce milieu ?

1) Lavage de cerveau

Dans le cas des étudiants à l’université, l’envie de travailler dans la finance vient généralement du fait qu’ils sont comme envoûtés par les mots et le timbre de la voix des récents diplômés venus en costumes brillants lors des événements de recrutement sur leur campus. Peu importe que leur interlocuteur ait encore des crampes pour avoir travaillé non-stop pendant un mois afin de finaliser un deal.

2) Matérialisme


Si vous considérez qu’il est plus sécurisant d’être salarié que chef d’entreprise, alors la banque d’investissement peut être considérée comme l’un des meilleurs paris en termes de rémunération.

3) Mode de vie


Des restaurants gastronomiques asiatiques servant des plats de morue noire au miso jusqu’aux coûteux vins français en passant par les hôtels de luxe nichés sur les collines dans les régions reculées des îles exotiques, la liste des activités à la portée des banquiers est inaccessible à ceux qui travaillent dans des secteurs moins bien payés.

4) Statut


Nombreux sont les banquiers qui aiment savoir que leurs amis se réfèrent à eux comme un gars ou une fille travaillant dans la haute finance. J’en ai connu qui se plaignaient quotidiennement de leur travail et affichaient un mépris absolu vis-à-vis des différents aspects de leur profession. Mais lorsque vous les écoutez un vendredi soir dans un salon cossu entourés d’une foule de personnes séduisantes toutes extérieures au monde de la finance, vous les entendrez décrire ce qu’ils font comme s’ils étaient Thomas Crown ou James Bond.

5) Passion


Certaines personnes savent qu’elles veulent travailler dans la finance dès leur plus jeune âge. Rare mais véridique. Quand vous les croisez dans une banque, vous les reconnaissez à leur façon d’être plus percutants que la moyenne. Dans leur équipe, on les adore ou les déteste. Il n’y a pas de demi-mesure. Au niveau junior (par exemple analyste / associé), ils sont généralement ceux qui font le moins d’erreurs dans des présentations et des modèles, ingurgitent des informations et des données plus rapidement et donnent généralement l’impression de se sentir comme chez eux.

6) Famille


Pour certains, une carrière dans la finance est quelque chose d’attendu dès leur plus jeune âge. Ce fut probablement le cas de Guillaume, un analyste M&A suisse que j’ai rencontré lors d’une formation à Londres. 
Guillaume : « La plupart de nos amis de la famille sont dans la finance. Mon père est un banquier privé. Mon frère aîné est un analyste dans un hedge fund. Le salaire maintient le train de vie que nous aimons. Un train de vie que partagent également nos amis, cela va sans dire ».

7) CV


On trouve dans cette catégorie les personnes qui ont planifié la mission depuis le premier jour et considèrent la banque d’investissement comme une étape nécessaire. Ils s’investissent deux ou trois ans pour en apprendre le plus possible sur la finance, améliorer leurs compétences et leurs présentations Excel, ajouter quelques lignes à leur CV et partir comme ils sont arrivés.

Une fois partis, ils ont tendance à retourner sur les bancs de l’université poursuivre des études supérieures, lancer une start-up, faire une randonnée autour de l’Amérique latine en flirtant avec les autochtones, écrire un ebook disponible en téléchargement sur un blog personnel au prix de 39,99 $, se rendre dans un ashram dans l’Uttar Pradesh pour faire de la méditation de groupe, etc.

Malheureusement, seule une partie d’entre eux parvient à ses fins. Tous ceux qui me lisent savent de quoi je veux parler. Pour ceux qui sont dans la finance : combien de fois vous êtes-vous dit, « juste un an de plus… juste un bonus de plus » ? Et pour ceux qui ont des amis dans la finance : combien de fois les avez-vous entendus dire qu’ils allaient bientôt quitter leur emploi ? La plupart échouent : une fois qu’ils sont capturés derrière les lignes ennemies, ces personnes oublient lentement leur plan original, facilement éclipsé par les avantages professionnels.

C’est précisément ce qui est arrivé à Carlos, l’ami d’un ami. Il ne voulait soi-disant travailler que deux ans. Six ans plus tard, il insiste encore sur le fait que son départ est imminent, bien que son visage et les rares cheveux qui lui restent donnent l’impression qu’il a 15 ans de plus que son âge…

8) Relations


Un des attraits de travailler dans une banque d’investissement, c’est que vous êtes certain de travailler aux côtés des meilleurs. La raison en est très simple : la banque d’investissement, parce qu’elle promet d’énormes richesses et une carrière passionnante, attire quelques-uns des individus parmi les plus solides, intelligents et motivés dans les universités et le milieu du travail.

Je ne peux pas nier que j’ai rencontré des gens impressionnants dans le secteur bancaire. Cependant, j’y ai également rencontré beaucoup d’imbéciles légendaires.

L’auteur, The iBanker, est un ancien banquier d’investissement dans une bulge bracket ayant fondé sa propre structure d’investissement qui fournit des services spécialisés aux fonds souverains et aux family offices partout dans le monde. Il a cofondé plusieurs start-up Internet et donne régulièrement des cours et des formations à la Royal Academy of Dramatic Arts, juste pour le plaisir. La version originale de cet article est publiée sur son blog : www.theibanker.com.


Crédit photo Alberto Ruggieri / gettyimages

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici