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Capital-investissement : Asie, terre d’embauche ?

Le continent asiatique recèle d’opportunités pour les professionnels du private equity. Toutefois les candidats idéals sont rares. Explication.

Selon le Centre for Asia Private Equity Research, l’Asie est le troisième marché du capital investissement après les Etats-Unis et l’Europe. Les grands fonds internationaux comme KKR ou Carlyle ont transféré sur place des équipes entières. Pour développer son activité private equity en Asie, Credit Suisse Group a, de son côté, débauché six personnes d’un hedge fund américain.

Côté français, plusieurs sociétés sont présentes, comme AXA Private Equity Asie (370M€ sous gestion) ou Natixis Private Equity Asia (116 M€). Elles aussi recrutent, mais au compte-goutte ! Nous recherchons plutôt des candidats asiatiques avec un profil international. Mon dernier recrutement était un Chinois qui, après un cursus aux Etats-Unis, a fait l’INSEAD Fontainebleau, explique Christophe Florin, managing director d’AXA Private Equity Asie, dont l’équipe basée à Singapour est composée de huit professionnels. Quant aux quatre Français de notre équipe, juniors comme seniors, ils ont tous vécu précédemment à l’étranger .

Recrutement de hauts potentiels

Peu de gens ont l’expérience d’une double-culture si bien que les candidats idéals sont rares, poursuit Christophe Florin. Pour ceux qui sont déjà sur place avec un track record de très bonne qualité, leur rémunération peut être supérieure à ce qui se pratique en Europe ou aux Etats-Unis .

Des recrutements de hauts potentiels ont parfois lieu comme l’atteste l’embauche récente de Philippe Donnet, ex-patron de la filiale Japon-Asie-Pacifique d’AXA, par Wendel Investissement afin de créer sa filiale Asie-Pacifique.

D’autres prennent l’initiative d’y aller eux-mêmes, comme Isabelle Bouillot, ex-présidente du directoire de CDC Ixis, qui a récemment lancé China Equity Links, le premier fonds français de private equity exclusivement dédié à des investissements en Chine .

commentaires (1)

Comments
  1. A mon sens, ce type de stratégie relève d’une incompréhension totale de ce qui fait le private equity : débaucher une équipe de hedge fund pour faire du private equity “en Asie” n’a pas de sens, tout comme le discours concernant la couverture de “l’Asie” comme une région.

    Sauf à considérer qu’il puisse y avoir des mega BO pan-asiatiques (ce qui reste à démontrer), ce qu’a prouvé l’Europe c’est justement la nécessité d’avoir des équipes locales, par pays. Or, quel pays aujourd’hui peut justifier la constitution et le maintien d’une équipe nationale – hors Japon ? Peut-être la Corée du Sud, mais le BO (qui reste malgré tout l’essentiel des investissements en PE en volume) est en volume notoirement insuffisant pour justifier des équipes nationales.

    Quant à l’inflation des salaires des spécialistes avec un track record local, elle reflète deux choses :

    1. l’incapacité des commanditaires à créer leurs propres équipes et à investir dans le développement à long terme de ces dernières

    2. une profonde incompréhension des marchés nationaux asiatiques (d’où l’idée de coller des “asiatiques” dans les équipes, indépendamment de leur savoir-faire).

    Qui a dit qu’il fallait recruter nécessairement des Américains pour faire du private equity aux Etats-Unis et des “Européens” pour “l’Europe” ? Les équipes devraient être construites sur leurs aptitudes à créer de la valeur, ce qui implique des points de vues différents, diversifiés et professionnels.

    Finalement, ceci n’est ni plus ni moins que l’aveu d’un rush vers une région perçue comme un el dorado… Qui reste à prouver.

    Nous verrons qui restera après le passage d’un orage sur les marchés asiatiques et ceux qui feront l’effort d’investir dans des équipes à long terme.

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