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La génération Y déconcerte souvent leur manager et leurs pairs plus âgés

China's Gen Ys want to give orders, not take them

China's Gen Ys want to give orders, not take them

A l’occasion de la publication de son Baromètre prospectif 2012, l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance donne des pistes de réflexion et d’actions RH à destination des managers de ce secteur qui ont à composer avec des cultures générationnelles différentes, sachant que ce qui est valable pour l’assurance en particulier l’est aussi pour la banque et la finance en général.

Voici ce qu’il faut retenir…

« Les “Y”, nés à partir des années 1980 et avant l’an 2000, ne s’inscrivent résolument pas dans le même rapport au travail que leurs aînés. Pour ceux-là, la hiérarchie, prise au strict sens d’une organisation pyramidale, fait peut-être sens… mais ne va pas naturellement de soi ! Ils conçoivent davantage leurs relations avec leur manager comme un partage de tâches, à même niveau d’égalité, que comme un ordonnancement du pouvoir au sein de l’entreprise. Ils n’entendent pas se positionner dans une relation de subalterne à supérieur hiérarchique, quand bien même l’organisation du travail le réclame… ou, du moins, le suppose. La détention d’un savoir plus ancien, d’une plus forte expérience ou antériorité, d’un niveau de responsabilité plus élevé ne suffisent pas, à leurs yeux, à justifier l’existence d’une échelle sociale. Sans pour autant remettre en question les grands principes fondateurs de toute organisation, division du travail et coordination, leur conduite déconcerte souvent leur manager et leurs pairs plus âgés. Pour autant, ils reconnaissent et acceptent pleinement toute répartition du travail basée sur une logique individuelle de compétence…

Ce faisant, la jeune génération intègre sans doute avec plus d’aisance les mutations à l’œuvre dans l’entreprise. Par exemple, elle est beaucoup plus proactive en matière de parcours professionnel et s’inscrit davantage dans des souhaits de mobilité transverse qu’uniquement verticale.

Au risque de paraître caricatural, les jeunes se démarquent d’abord par un rapport au temps et à l’espace différent des générations qui les ont précédées. De fait, ils ne semblent pas s’inscrire dans un continuum temporel et/ou spatial, mais plutôt dans une discontinuité permanente. Nouvelles technologies de la communication aidant, ils sont capables de jongler avec tous les “objets” qui les entourent (professionnels et privés) dans une même unité et facilité apparentes d’actions. Cette différence d’approche, moins cloisonnée, moins en silo, finalement moins linéaire, favorise ainsi l’émergence d’une culture du changement. Des trajectoires horizontales, ou pour le moins obliques, dans leur évolution professionnelle ne sont nullement des freins, mais des attentes. La moindre prégnance du “métier” dans la construction de leur identité professionnelle, leur positionnement davantage ancré sur une vision généraliste de l’entreprise facilite d’autant les évolutions internes. Sans nostalgie, mais avec peut-être plus de distance, ils paraissent alors plus ouverts, voire plus curieux, lorsqu’il s’agit de s’inscrire dans les nouvelles organisations qu’expérimentent et développent les entreprises d’assurances.

Leur rapport à la hiérarchie, sans nécessairement aller jusqu’à parler de rapport à l’autorité, s’inscrit également dans une autre approche du pouvoir. S’ils traitent effectivement d’égal à égal dans leur mode de fonctionnement au quotidien, la manière particulière dont ils accèdent à l’information et la considèrent mérite là encore d’être mise en exergue. Si bon nombre de personnes continue de considérer que la détention de l’information est une source de pouvoir potentiel, la facilité avec laquelle celle-ci circule désormais, que ce soit via les circuits “officiels” de l’institution ou via les multiples réseaux sociaux, rend ce pouvoir éminemment relatif. L’information n’a aujourd’hui plus guère de rareté… ce qui affaiblit d’autant sa valeur. Comment, en conséquence, peut-on s’assurer des informations qui s’échangent, que ce soit du point de vue des managers ou de la communication interne (souvent RH) ? Les réseaux sociaux semblent parfois plus opérants, voire plus puissants, que les intranets officiels… »

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