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Parcours professionnel : départ pour Monaco et Genève

Rehmet Kassim-Lakha est une banquière privée qui travaille pour JPMorgan à Londres. Après avoir obtenu son diplôme en sciences économiques à l’université de Durham, elle a rejoint en 1997 la banque en tant qu’analyste stagiaire et a travaillé à Paris et à Londres. Pour elle, il faut être en phase avec ses propres aspirations pour réussir professionnellement.

Je n’étais pas prédestinée à travailler dans la banque privée. J’ai grandi en Belgique et, enfant, je voulais devenir architecte. Mais on peut dire que mon destin fut scellé quand j’ai choisi d’étudier les sciences économiques au lieu de l’architecture.

C’est à l’université de Durham que j’ai décidé de faire carrière dans la banque. Beaucoup de mes amis voulaient également travailler dans la City à Londres, on s’est ainsi soutenu moralement au moment des entretiens de recrutement.

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée en banque privée. JPMorgan était venu faire une présentation à Durham, suite à ça j’ai postulé pour la division gestion institutionnelle de la banque pour devenir gestionnaire de fonds.

Cependant, à cette époque, la banque privée était en plein développement et mon cv est arrivé, je ne sais comment, sur leur bureau. J’ai été invitée à passer des entretiens où on m’a proposée de rejoindre le programme de jeunes diplômés en banque privée.

Comme j’ai grandi en Belgique avec des parents indiens anglophones, je parle couramment le français, l’anglais ainsi que l’Hindi, et je bredouille aussi un peu d’italien. Mes compétences linguistiques ont constitué un avantage décisif dans ma carrière. Je pense qu’elles m’ont permis de décrocher le poste chez JPMorgan. Et une fois embauchée, ma maîtrise du français m’a permis de partir immédiatement pour Paris où je suis restée 3 mois.

C’était passionnant de travailler à Paris. Le bureau de JPMorgan est un magnifique bâtiment d’époque, place Vendôme. J’ai pu concilier mon intérêt pour l’architecture et la banque. Qui plus est, la nourriture était délicieuse !

Le bureau de Paris avait besoin de bras et en tant qu’analyste, j’aidais un peu tout le monde. Je me suis ainsi retrouvée à préparer des présentations ou des courriers. Ça m’a permis de rencontrer les gens qui travaillaient là et plus encore. C’était intense et intimidant, mais c’est comme ça que j’ai appris très rapidement comment fonctionnait la banque.

Trois mois plus tard, en 1998, je suis revenue à Londres en tant qu’analyste dans le pôle d’investissement de la banque privée, dans l’équipe qui conseille les clients pour bien gérer leur argent. À la différence de la gestion sous mandat, où les clients délèguent la gestion de leur fortune à leurs banquiers, le groupe conseil travaille avec les clients qui, au final, décident eux-mêmes de leurs investissements.

En novembre, je suis partie à New-York suivre la formation d’analyste de JPMorgan. C’était également très passionnant : tous les nouveaux stagiaires de JPMorgan, qu’ils soient à Singapour ou au Brésil, qu’ils soient vendeurs d’obligations ou dans la gestion privée, suivent le même programme. C’est l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes de toute l’entreprise et de se créer un réseau durable. On était à Battery Park City, juste à côté de Wall Street.

Je suis resté à New-York pendant un mois au cours duquel j’ai été formée aux produits financiers vendus par JPMorgan. A mon retour j’ai continué à travailler dans l’équipe de conseil de la banque privée où je suis restée 5 ans jusqu’en 2003. J’ai alors eu la chance d’être de retourner à New-York pour participer au programme de formation Associates, qui a duré environ deux mois.

Au cours de ces cinq années, j’ai beaucoup appris sur la gestion privée dans des conditions de marché assez mauvaises. Au début, j’ai travaillé étroitement avec un mentor qui était toujours disponible pour m’aider, répondre à mes questions ou écouter mon point de vue. Il m’a montrée l’importance d’informer ses managers de ses objectifs de carrière, faute de quoi, disait-il, ils n’ont aucun moyen de connaître mes attentes.

C’est dans cet esprit que j’ai demandé en 2002 à mon patron des responsabilités additionnelles. Il m’a chargée de la communication de notre activité de conseil auprès des personnes de Fleming au moment de la fusion entre JPMorgan et Chase Fleming Private Wealth Management, acquis par JPMorgan en 2001. J’ai été amenée à rencontrer beaucoup de nouvelles personnes chez Fleming et le nouveau marché des clients britanniques de Fleming s’est ouvert à moi.

En janvier 2003, on m’a demandée d’aller à Genève et d’aider le desk de conseil en gestion alternative. C’était une expérience fascinante qui m’a permis de découvrir une nouvelle classe d’actifs, fascinante !

A mon retour, mon mentor m’a invitée à le rejoindre en tant que chargée d’affaires en banque privée, et à développer des affaires avec de nouveaux clients. J’ai accepté et après le pôle investissement de la banque qui aide les clients à investir, j’ai découvert le pôle relations commerciales qui fait du new business et qui aide les clients à définir leurs stratégies de gestion de patrimoine.

Dans mon poste actuel je couvre deux types de clients : les étrangers résidents au Royaume-Uni, et les clients installés en Belgique, en Suisse et à Monaco.

Mes journées ne ressemblent plus à celles de mon précédent poste. Je traite de nombreuses demandes et propositions différentes à chaque minute, ce qui est particulièrement intéressant. Nos clients sont des particuliers très fortunés disposant de plus de 25 millions de dollars, tous très différents. Certains ont créé de toute pièce leur entreprise, d’autres ont hérité de leur fortune ou encore ont fait fructifié leur modeste fortune initiale.
Ils ont généralement des idées intéressantes sur ce qu’ils veulent faire de leur argent, qu’il s’agisse d’en transmettre une partie à leurs enfants ou d’en donner aux ceuvres caritatives.

Mon rôle est de les aider à articuler et planifier ce qu’ils veulent faire de leur patrimoine puis de mettre en application leurs idées. Cela implique beaucoup d’écoute et de nombreux déplacements : la semaine dernière j’étais à Monaco et la semaine prochaine je serai probablement à Genève.

commentaires (2)

Comments
  1. Très beau parcours. Motivant pour ma part car ja souhaite intégrer Jp Morgan à la fin de mon Master Finances. Bravo

  2. ok mais combien gagne t elle dans tout ça ?

    parce que si c est pour toucher 150 k/an à ce stade, oublie….

    si c ‘est pas 200-250 hors bonus, oublie également….

    wis M&A-hostile takeovers lawyer Répondre
     

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