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OPINION : « Je ne suis pas surqualifié, j’ai simplement plus de 40 ans »

Bill Murray, dans Un jour sans fin

Bill Murray, dans Un jour sans fin

Lorsque j’ai été licencié il y a quelques années de mon job de manager middle office dans une grande société de gestion d’actifs, je ne pensais pas que je rencontrerais de problèmes particuliers pour décrocher un poste similaire.

Après tout, j’ai près de 20 ans d’expérience dans l’industrie de l’investissement, essentiellement à des postes d’encadrement ou de formation. J’ai une collection de certifications et un réseau de contacts utiles. Avec des indemnités de départ confortables et la récession qui perdure, mon plan était de prendre un congé d’un mois ou deux, profiter de mon temps libre avec ma famille et commencer ma recherche d’emploi par la suite. Cependant j’avais négligé un facteur : j’ai plus de 40 ans.

Lorsque j’ai commencé à chercher un emploi pour de bon, mes tentatives pour trouver du travail ressemblaient au film Un jour sans fin. Je me faisais enregistrer auprès des cabinets, qui presque invariablement se montraient très positifs de prime abord. Leur réponse standard initiale était : « Oui, bon CV, rempli d’expériences ».

Par la suite, cependant, les entretiens d’embauche ont été très peu nombreux et espacés dans le temps. Le feed-back, lorsque j’en recevais un, ne m’éclairait pas vraiment. C’était toujours quelque chose du genre : « Ils ont vraiment aimé votre prestation, mais il y avait un autre gars qui… »

Excuses bidons

Deux anecdotes particulièrement révélatrices :

  • La première, où je postulais pour un contrat de 6 mois dans une banque de dépôt. Sans vouloir donner l’impression d’avoir la grosse tête, c’était quelque chose que j’aurais pu faire les yeux fermés. L’entretien s’est très bien passé, mais quelques jours plus tard, lorsque j’ai appelé le cabinet pour avoir un feedback j’ai été dûment informé que l’offre avait été retirée car « aucun des candidats retenus n’étaient disponibles ! ».
  • La seconde, c’est lorsque j’ai rempli avec brio un test d’aptitude mais à l’issue duquel j’ai été écarté pour cause de… SURQUALIFICATION ! A lire les blogs sur d’autres sites, je ne suis clairement pas le seul à qui cette expérience est arrivée !

Les candidatures spontanées ne sont guère plus concluantes. Le réseautage génère un déjeuner ou deux, quelques entretiens, des jours de travail ici ou là, mais rien de plus. Et quand j’ai suggéré à un certain nombre de recruteurs la possibilité de me recycler dans une autre discipline dans l’industrie financière en utilisant des compétences transférables, ils m’ont souvent répondu qu’ils « n’avaient pas le temps de former les gens » ou bien qu’ils recherchaient uniquement des « jeunes diplômés pour des postes de stagiaires ».

J’en ai conclu avec amertume que tout cela n’était qu’un langage codé destiné à tous ceux qui ont eu des incidents de carrière et sont considérés comme étant « trop vieux ».

commentaires (2)

Comments
  1. Bienvenue dans mon monde Mr Anonyme !!

  2. Vous n’êtes pas le seul dans cette situation pour retrouver un emplois après 40 ans dans le domaine de la finance.

    Il est nécessaire que l’Etat et les politiciens font nécessaires pour faciliter des embauches des séniors et juniors dans la vie professionnelle.

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