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Les courtiers matières premières de Natixis bientôt sous pavillon russe ?

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Après avoir drastiquement baissé la voilure dans le sillage de la crise des crédits subprime, Natixis est soumis à une cure d’amaigrissement moins sévère que ses concurrents français depuis la crise de la zone euro l’été dernier. La filiale de BPCE a tout de même annoncé il y a quelques semaines la fermeture de son courtier londonien Natixis Commodity Markets (NCM) qui emploie 120 personnes à la City (L’Agefi.fr).

Depuis, la banque russe VTB, deuxième du pays en termes d’actifs, réfléchit à l’acquisition d’une partie des actifs de cette filiale spécialisée dans l’intermédiation et le trading sur matières premières, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. D’ailleurs, le dossier NCM a été récemment été présenté au conseil d’administration de VTB, et l’hypothèse de rachat d’une partie de l’activité brokerage a été évoquée, selon les mêmes sources qui précisent que la banque avait manifesté son intérêt en janvier dernier pour acquérir la totalité de NCM, mais que l’ensemble qui comprend un trading floor au London Metal Exchange était alors jugé trop volumineux et trop onéreux.

Des banques réputées généreuses

Reste à savoir si tout ou partie des salariés de la division auront envie de travailler ou non pour une banque russe comme VTB. Ce qui est certain, c’est que la banque est réputée auprès de la communauté financière internationale. Fin mai, le magazine financier Institutional Investor a mené une enquête baptisée All-Russia Research Teamauprès de gestionnaires de portefeuilles qui ont attribué la meilleure production de recherche sur investissement en Russie à VTB Capital. Mais les compliments ne s’arrêtent pas là. Ils disent également que leur force de vente surpasse toutes les autres en ce qui concerne leur réponse aux besoins des clients qui investissent en Russie et que leurs services de négociation sont de meilleure qualité que ceux de leurs pairs.

Travailler pour VTB pourrait donc constituer un plus sur leur CV. Plus généralement, les raisons pour lesquelles vous devriez travailler pour une banque russe ne manquent pas, à commencer par les rémunérations, les bonus étant encore souvent versés intégralement en cash. Il faut dire que les banques russes ont les moyens de leur ambition. Pour preuve, Dexia vient de céder sa filiale turque Denizbank à la banque russe Sberbank pour 2,8 milliards d’euros, après le rejet par la banque franco-belge de l’offre de Qatar National Bank, jugée trop faible.

Enfin, travailler pour une banque russe pourrait également s’avérer une précieuse expérience pour ceux tentés de s’expatrier à terme en Russie, d’autant plus que le pays offre des opportunités aux financiers non russes. A commencer par VTB, qui envisage de recruter 120 profils internationaux supplémentaires dans les années à venir.

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