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Comment trouver en France un emploi en private equity : « Le métier revient vers un objectif plus entrepreneurial »

Le private equity a connu de belles années et le paysage aujourd’hui se simplifie. Le milieu attire toujours autant de candidats. Ce n’est pas tant que les fonds de private equity recrutent moins qu’il y a moins de fonds en présence sur le marché. « Les fonds qui recrutent sont les plus exigeants », explique Muriel Moreau, Principal chez CTPartners. D’un profil très financier en junior, les compétences à des niveaux plus seniors peuvent évoluer vers un aspect plus opérationnel.

Les financiers juniors toujours recrutés

Les profils juniors recherchés restent pour des postes financiers, dont les fonds ont toujours besoin car ces derniers cherchent avant tout des investisseurs. Toutefois la motivation des candidats devient plus saine. « Le métier revient vers un objectif plus entrepreneurial », poursuit Muriel Moreau.

Dans les équipes d’investisseurs plus petites, un profil polyvalent sera bien accueilli dès les premiers postes. Une maturité plus importante chez les candidats est attendue, combinant autonomie et polyvalence. La grille de recrutement se compose d’un socle analytique et technique – la modélisation, le data crunching –, d’une connaissance avec les deals, d’un business sense, de soft skills et d’une motivation à témoigner auprès des fonds, avant, pendant et même après les entretiens d’embauche.

Outre le fait d’avoir fait de bonnes études, il faut se doter d’un curriculum vitae orienté en direction des sujets qui intéressent les fonds. Les premières gammes pourront être faites en tant que conseil en stratégie ou que banquier d’affaires afin d’être familier avec des deals de LBO ou avoir participé à des due diligences pour des fonds de private equity. « Il faut y être le meilleur et aller dans une entreprise de premier plan », analyse Muriel Moreau. Enfin, trouver des contacts dans les fonds ne pourra que renforcer votre candidature.

Vers un nouveau profil senior recherché

Aux niveaux plus senior, à des postes intermédiaires comme celui d’investment director, les fonds seront plus regardants sur le track record d’investissements. En somme, venir d’un autre fonds est une véritable carte de visite.

L’intérêt pour un fond aujourd’hui est de renforcer une connaissance sectorielle dans le luxe, la santé, l’IT ou le digital. Le second profil recherché est ainsi celui d’un opérationnel, anciens ou actuels professionnels, ayant une expertise sectorielle approfondie par des années d’expérience. « Ils devront avoir participé par exemple à des build-up ou avoir fait de la restructuration », détaille Muriel Moreau. Une bonne connaissance du secteur donc mais également de bonnes bases financières.

Dans le contexte actuel, il n’y a pas que les multiples qui entrent en jeu mais bien l’investissement dans le capital humain et les perspectives de marchés. « Les fonds vont avoir tendance à se focaliser davantage sur l’opération que sur le levier », explique Jean-François Monteil, Managing Partner Global Head of the Financial Services Practice Transearch International. « Avoir vécu au sein d’une participation détenue par un fonds, aide à être recruté par un fonds, ajoute-t-il. Il s’agit d’une tendance nouvelle ».

Être en contact avec les fonds dès le début de sa carrière reste donc avant tout le maître mot d’une recherche d’emploi dans le private equity.

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