Voici les premières tendances de l'emploi en finance pour 2019 en France...

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Voici les premières tendances de l'emploi en finance pour 2019 en France...

Comme nous l'avions fait l'an dernier, nous avons profité de la reprise de janvier pour demander à plusieurs recruteurs et chasseurs de têtes en finance de nous dessiner les premières tendances de l’emploi en finance en France pour 2019 que nous ne manquerons pas d'affiner dans les semaines et les mois à venir...

Une année 2019 « mi-figue mi-raisin »

« Les prévisions économiques pour 2019 restent optimistes, malgré le ralentissement prévu de la croissance », explique Coralie Rachet, managing director chez Robert Walters France. « Nous prévoyons qu'au cours des prochaines années, un grand nombre des postes actuels dans la banque seront transformés sous l'influence de la numérisation. Cela aura un impact significatif sur le recrutement et la mobilité interne en 2019 ».

« Une croissance ralentie, des incertitudes économiques et politiques, voire un risque de retournement brutal des marchés… la confiance des acteurs bancaires est encore fragile », relève Olivier Coustaing, associé au sein du cabinet de chasse de têtes Alexander Hughes et basé à Paris. « A moins de signaux forts de l’exécutif, nous devrions rester sur une année mi-figue mi-raisin .

« La fin d'année 2018 a laissé des incertitudes sur le marché de la Finance, en partie liées au scepticisme du Brexit. Globalement, 2018 a connu moins de transactions que 2017, mais celles ci sont plus élevés en moyenne », indique Colomban Bounine, chasseur de têtes chez Fitch Bennett Partners. « Les opérations de Private Equity ont, pour leur part, connu leur niveau le plus élevé depuis la crise. Ces tendances globales ont une incidence directe sur les pôles financiers européens tels que Londres-Paris-Francfort ».

« En conclusion le premier trimestre 2019 (Q1) devrait connaître du mouvement sur les métiers de la finance en France, aussi bien sur les départs que sur les arrivées », poursuit Colomban Bounine « Les doutent portent sur le deuxième semestre 2019 (Q3-Q4), où le nombre de recrutements devraient connaitre une baisse significative due aux incertitudes globales de la fin d'année 2018 ».

Clignotants au vert dans les services financiers

« Pour autant la conjoncture de l’emploi reste avantageuse compte tenu des mutations et de l’émulation concurrentielle », poursuit Olivier Coustaing. « Autrement dit certains secteurs seront porteurs, d’autres peu ».

En attendant, dans les services financiers, les clignotants sont actuellement au vert. « Toutes les classes d’actifs recrutent. BFI, AM et Private Equity tirent le marché, soutenus par la perspective aujourd’hui privilégiée d’un Brexit dur., même si les allocations/relocalisations se font encore avec parcimonie », indique Denis Marcadet, président fondateur de Vendôme Associés.

L'effet Brexit sur l'emploi se poursuit...

« En 2019, les banques internationales commenceront à s’implanter en France en raison du Brexit, d'où la nécessité de créer de nouvelles équipes », explique Coralie Rachet. Afin de soutenir ce développement, des fonctions back-office (marketing, RH, informatique et services juridiques) seront nécessaires, ainsi que des postes de vente et d'analyse.

Sans oublier les fusions et acquisitions (M&A). « Pour faire face à la concurrence accrue des banques anglo-saxonnes, qui ont effectué quelques recrutements emblématiques au premier semestre 2018, les grandes banques françaises vont devoir également se renforcer », rappelle le président de Vendôme Associés.

De bonnes raisons de recruter

Le secteur bancaire est engagé dans des transformations d’envergure, sous de multiples impulsions : attentes clients, réglementations, taux d’intérêt bas, technologies, concurrence. « Sous ces effets et par la tension également exercée par l’exigence et l’autonomie de choix des professionnels, la mobilité des compétences restera bonne et les besoins de recrutement resteront récurrents », poursuit Olivier Coustaing.

D'après le chasseur de têtes parisien, les fonctions conformité, commerciales, IT et de la relation client garderont le vent en poupe ainsi que les positions managériales, décisives dans l‘accompagnement des mutations et le développement des équipes. « Les banques privées, les institutions étrangères et les assureurs seront particulièrement avides de professionnels qualifiés ».

Des recruteurs plus "ouverts" d'esprit

« La rétention sera un objectif clé en 2019; les managers et leur style de management seront au centre de cette question », explique Coralie Rachet. « Bien que la demande soit forte pour les candidats techniquement compétents et spécialisés, les gestionnaires RH devront tenir compte des candidats qui ne correspondent pas exactement à la 'job description' mais possèdent des compétences utiles transférables et une expertise multi-secteurs ».

« L’adaptation rapide des organisations, des métiers et des outils fait évoluer les compétences recherchées : au-delà des hard skills, les aptitudes comportementales, la capacité d'apprentissage et la faculté à penser « out of the box » seront essentielles », précise Olivier Coustaing. Cela peut sembler à première vue paradoxal, mais si vous voulez travailler dans la finance, commencez par montrer que vous vous intéressez à autre chose... que la finance.

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