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Paris, une place de choix pour les professionnels du financement des infrastructures

Glass canyon

Toute cette semaine se tient le Paris InfraWeek 2017, une rencontre internationale ponctuée d’événements organisés par Paris Europlace avec le soutien de Bercy et de divers organismes (et notamment des banques commes Natixis ou HSBC France). A cette occasion, près de 150 experts, conférenciers et panelistes dialoguent sur les best practices devant un millier de professionnels venus participer à l’événement.

« L’objectif de l’InfraWeek est de rapprocher les principaux acteurs internationaux du financement des infrastructures pour établir un dialogue approfondi sur les principales tendances du secteur », indique Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace. « Les acteurs français du financement des infrastructures disposent d’une forte expertise qui fait de Paris une plateforme privilégiée de projection vers l’étranger, particulièrement vers les zones émergentes ».

L’occasion donc de revenir sur le rôle de premier plan qu’entend jouer la place financière de Paris sur l’activité de financement des infrastructures qui est actuellement en mode recrutement, en témoigne par exemple Schoders France qui a continué cet été de renforcer son pôle Infra à Paris.

Une longue histoire faite de réels succès

Pour commencer, sachez qu’une grande diversité d’acteurs alimente cette activité soutenue sur le marché français, avec en 2016, 3,4 milliards d’euros investis dans les projets greenfield (infrastructures totalement nouvelles), 4,8 milliards dans les infrastructures brownfield (existent mais sont redéployées), et 3,6 milliards dans les refinancements.

Selon une étude de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC), les fonds d’infrastructure présents en France représentaient en 2016, 33 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 25 % du marché français du capital-investissement, avec une croissance de plus de 8 milliards soit 28 % sur l’année. De son côté, l’Association française de gestion (AFG) recense une soixantaine de fonds d’infrastructure présents en France.

Enfin, quatre banques françaises figurent dans le top 10 mondial des crédits en financement de projets avec 25 milliards d’euros de financements nouveaux en 2016, soit une part de marché mondiale de près de 11 %. « En 2016, les fonds d’infrastructure actifs en France ont géré 33 milliards d’euros d’actifs, soit 25% du marché du capital-investissement français », précise Alain Rauscher, président de la Commission  Infrastructure de l’AFIC.

Des défis à relever

Le forum inaugural de Paris Europlace “Financing Tomorrow’s Infrastructures“ organisé lundi a mis en lumière plusieurs éléments. A commencer par la nécessaire mobilisation de financements bancaires et de marché de très long terme pour faire face à des besoins massifs d’infrastructure. Une étude de McKinsey estime à environ 3.000 milliards de dollars les sommes à investir chaque année dans les infrastructures économiques mondiales (4.200 milliards en comptant les infrastructures sociales d’éducation et de santé).

Autre chantier et non des moindres : le financement plus complexe mais indispensable des équipements des zones émergentes, notamment l’Afrique, où l’existence d’infrastructures conditionne totalement la croissance et l’élévation du niveau de vie, et qui représente 60% des besoins d’investissement. A cela viennent s’ajouter les défis spécifiques du financement des infrastructures vertes, qui correspondent aux équipements structurants nécessaires à la transition climatique avec un modèle d’équilibre financier innovant, et un équilibre public-privé spécifique à trouver.

Une chaire HEC dédiée… aux infrastructures

« Alors que la France est déjà reconnue pour la qualité de ses infrastructures, l’Etat continuera ses investissements à la fois dans les transports de proximité, dans le haut débit, et dans le changement climatique », a souligné Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, lors du forum inaugural. « La modernisation du cadre réglementaire crée un environnement attractif pour les acteurs internationaux – investisseurs, entreprises, banques – pour développer leurs activités sur le marché français et plus globalement en Europe depuis Paris ».

Selon le ministre, la France bénéficie en outre d’un marché privé de financement puissant, compétitif et innovant avec ses banques, son industrie du capital-investissement et ses capacités de structurations complexes. « Le principal actif de cet écosystème financier puissant est son capital humain, soutenu par ses établissements de formation de premier rang et par ses instituts de recherche ».

A ce sujet, une annonce faite en ouverture de Paris InfraWeek 2017 a particulièrement retenu notre attention : celle d’Alain Rauscher, président d’Antin Infrastructure Partners, à propos de « la création d’une Chaire dédiée au capital-investissement et aux infrastructures avec HEC Paris pour accompagner activement la croissance du secteur et contribuer à former des professionnels à la réalité de ce métier qui nécessite des expertises de plus en plus variées et une approche internationale ».

Dans la même veine, l’École des Ponts ParisTech et la société d’investissement indépendante Meridiam viennent d’annoncer ce mardi la création d’une chaire dans le domaine du développement et du financement de projets d’infrastructures durables. Cette chaire a pour ambition de répondre au besoin d’une formation interdisciplinaire et ouverte sur l’international de cadres de haut niveau du secteur public comme du secteur privé, aptes à relever les défis du besoin d’infrastructures durables.


Crédit photo : fotoVoyager / gettyimages

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