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À quels salaires les banquiers d’investissement débutants peuvent-ils prétendre en France ?

Ladder of success

Nous abordons souvent dans nos colonnes les salaires des banquiers expérimentés mais qu’en est-il des rémunérations des banquiers débutants ? Pour le savoir, nous avons demandé au site de benchmarking de salaires dans le secteur financier Emolument.com de nous fournir des données pour la France. Voici donc les salaires brut annuels (hors bonus) auxquels vous pouvez prétendre, sur la base des déclarations de 96 employés ayant débuté leur carrière dans l’Hexagone en 2017 :

Résultat : le trading, les fusions-acquisitions et l’analyse financière occupent le haut du pavé. L’écart salarial annuel entre les fonctions de front-office génératrices de revenus et celles du middle back-office qui s’élève déjà à plus de 10.000 euros est susceptible d’être encore plus important après prise en compte du versement des bonus. 

De leur côté, les métiers du risque s’en sortent plutôt bien. « Les départements de risque ont augmenté en effectifs et en prestige sur les dernières années, notamment à cause des nouvelles régulations mises en place depuis la crise de 2008 », précise Alice Leguay, co-fondatrice et COO chez Emolument.com. « L’offre étant supérieure à la demande, les risk managers ont bénéficié d’une nette augmentation de leur rémunération, du plus junior au plus senior ».

« Par ailleurs, il sera intéressant de voir l’évolution des salaires dans le domaine de la recherche avec la mise en place des règles MIFID qui vont imposer aux banques de facturer la recherche à leur clients séparément et donc de façon plus transparente », ajoute-t-elle.

Dis-moi quel diplôme tu as…

… et je te dirai combien tu gagnes. Ou presque. Ce qui est certain, c’est que le fait d’avoir un master en management, en sciences ou en finance sera l’assurance d’avoir un salaire annuel brut supérieur à 40.000 euros en banque d’investissement.

Le cas échéant, vous feriez peut-être mieux d’envisager de vous expatrier outre-Manche, et ce en dépit du Brexit. « Dans toute l’Europe, le Royaume-Uni se démarque dans sa pratique de recrutement de diplômés, offrant souvent des postes d’analysts à des personnes n’ayant aucune connaissance ou compétence financière », confirme ainsi Alice Leguay. « Là-bas, les analysts sont lâchés dans les salles de marché, devant parfois apprendre eux-mêmes les rudiments de la finance sur leur temps libre ».

« Sur le continent, les institutions financières recrutent des diplômés capables d’être directement opérationnels et ne recrutent pas dans les disciplines comme l’histoire ou les langues. Les employeurs britanniques devraient être félicités pour leur vision à long terme, qui contribue à promouvoir des milieux différents et des compétences diverses », relève-t-elle.

Si la dicipline étudiée lors du Master semble secondaire outre-Manche, le fait de poursuivre de quelques années sa scolarité pour décrocher un doctorat (PhD) ou un MBA peut s’avérer payante sur les premières fiches de paie. Jugez plutôt : au Royaume-Uni, les titulaires d’un doctorat et d’un MBA peuvent prétendre à un salaire brut annuel de 75 000 £ (85.000 €) contre 45.000 £ (50.000 €) pour les titulaires d’un Master. A méditer sérieusement donc.

Crédits photo : BrianAJackson / gettyimages

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