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L’UBS continue les licenciements après les pertes du deuxième trimestre

On l’attendait : à la différence de ses concurrentes, l’UBS a, à nouveau, essuyé des pertes au deuxième trimestre et n’a pas réussi à profiter de l’explosion du marché des obligations. Les pertes trimestrielles totales de 1,4 milliard de francs suisses sont essentiellement imputables aux pertes de l’investment banking qui s’élevaient à 1,9 milliard de francs suisses.

À la suite du contentieux avec les États-Unis concernant le secret bancaire et la communication au fisc d’informations concernant ses clients, des clients étrangers et des institutionnels ont retiré des fonds par milliard. À la différence de ses concurrentes, l’UBS n’a cependant pas été obligée de procéder à des provisionnements massifs pour créances douteuses, limités à 338 millions de francs suisses. En termes de risque crédit, l’UBS a clairement fait mieux que le marché , dit Javier Lodero, analyste chez Sal. Oppemheim.

Georg Kanders, analyste à la WestLB, met, lui, en évidence la maîtrise des coûts que l’on peut observer actuellement. À ce sujet, l’UBS a déclaré être en bonne voie pour réaliser jusqu’en 2010 les économies prévues à hauteur de 3,5 à 4 milliards de francs suisses.


Effectifs en baisse

Cet état de fait se retrouve dans l’évolution des effectifs. L’UBS supprimera cette année 9 500 emplois dans le monde.

4 400 emplois étaient déjà supprimés fin juin, dont 1 103 dans la gestion de patrimoine en Suisse, 1 816 dans la gestion de patrimoine aux États-Unis, 143 dans la gestion globale d’actifs, 1142 dans l’investment banking et 196 dans le financement d’entreprises. Au 30 juin, la banque employait encore 71 806 salariés.

Leur nombre devra atteindre 67 000 avant la fin de l’année. Les plus gros efforts seront portés par la gestion de patrimoine : 2 300 en Suisse, 800 aux États-Unis. La gestion globale d’actifs perdra 800 salariés, l’investment banking 1 200 et le financement d’entreprises 200.

Du fait de la réduction des effectifs, le coût du personnel dans la gestion de patrimoine en Suisse a chuté à 27 705 milliards de francs suisses (contre 30 616 l’an dernier). La baisse des primes a ramené celles-ci à 2 milliards de francs suisses au second trimestre 2009, en baisse de 9 % par rapport à 2008. Dans le même temps, le nombre de chargés de clientèle est passé de 4 423 à 3593. Aux États-Unis, les effectifs de la gestion de patrimoine ont été ramenés de 20 282 à 18 146 en l’espace d’un an. Les frais de personnel sont ainsi passés de 2,3 milliards de francs suisses à 1,6.

Les effectifs de la gestion globale d’actifs passent de 3 861 à 3 574, les coûts de 456 millions de francs suisses à 448. Les efforts les plus importants sont réalisés par l’investment banking : les coûts de personnel sont passés de 2,9 milliards de francs suisses à 2,4, les effectifs ont chuté de 19 475 à 15 324. Dans le même temps, les effectifs du département de financement d’entreprises passaient de 7 218 à 7 057.

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