M&A : le nouvel Eldorado suisse ?

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La Suisse est connue pour ses banquiers privés. Mais ses banquiers d'affaires pourraient bien leur voler la vedette. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2007, les fusions et acquisitions impliquant une société suisse représentaient à peine 4 % des deals européens, contre 22,5 % pour cette année (Thomson Reuters) - ce qui place la Suisse au 4e rang des pays européens (8e l'an passé), avec un montant global de 72 milliards de dollars (Dealogic). Mieux, au premier trimestre 2008, UBS et Credit Suisse arrivent carrément en tête des classements mondiaux, devant les banques anglo-saxonnes (Mergermarket).

Les méga-deals (Novartis, Roche, Nestlé) y sont pour beaucoup. Mais les arbres ne sauraient cacher la forêt : les transactions de taille moyenne sont, elles aussi, légion. De nombreuses entreprises sont à vendre parce que la succession n'a pas pu être planifiée dans la société ou parce que cette question a été abordée trop tard , explique Kurt Stocker, associé chez KPMG Suisse. De quoi booster l'emploi de spécialistes suisses en fusions-acquisitions.

Mais, la tendance va-t-elle s'inscrire dans la durée ? On s'attend à un recul de l'activité en termes de nombre de transactions dû principalement à la crise américaine du crédit , relativise Konstantin von Radowitz, associé du département M&A Transaction Services chez Deloitte Suisse. De son côté, KPMG table aussi sur un recul des M&A, mais leur nombre devrait demeurer à un haut niveau en comparaison internationale .

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