Une employée portée malade, licenciée pour avoir surfé sur Facebook

eFC logo

Incroyable mais vrai : une employée d'une compagnie d'assurance, absente de son bureau pour cause de maladie, a été licenciée sans préavis par son employeur, parce que le même jour, elle avait visité le site de Facebook à partir de chez elle.

Ce cas bizarre remonte à octobre 2008, d'après 20 Minutes. L'employée, âgée de 31 ans, avait pris une journée de congé de maladie pour cause de migraine.

Une semaine plus tard, son supérieur à la compagnie d'assurance Nationale Suisse la convoquait dans son bureau. D'après ses dires, l'attendaient là la chef du personnel et un membre de la direction de l'entreprise. On lui signifia qu'elle avait cinq minutes pour rassembler ses effets personnels et quitter la société. Son chef lui reprochait d'avoir, chez elle, consulté Facebook pendant sa maladie. Il déclara que, si l'on pouvait surfer sur Internet, on pouvait aussi bien travailler.

La compagnie d'assurance expliqua à 20 Minutes que l'employée avait déclaré devoir rester dans l'obscurité et ne pas pouvoir travailler avec un écran du fait de sa migraine. Mais l'employée avait été active sur le site web de Facebook. Cette contradiction était à l'origine d'une perte de confiance irrévocable à son égard, et c'est donc pour cette raison que l'on avait décidé de s'en séparer. L'intéressée déclara qu'elle était restée au lit et qu'elle avait surfé avec son iPhone. Elle n'avait donc pas quitté son lit et ne s'était pas promenée dans la maison.

Néanmoins, le licenciement ne l'avait pas choquée outre mesure. Elle avait toujours su que les nombreuses migraines, dues à ses problèmes de vertèbres, pourraient un jour lui coûter son poste. Ce qui m'a réellement choquée, c'est qu'à l'évidence on m'avait espionnée déclara-t-elle.

Pendant l'entretien durant lequel on lui avait signifié son licenciement, son supérieur avait agité des extraits de son compte Facebook. L'employée en est aujourd'hui persuadée : On m'avait espionnée depuis longtemps.

La Nationale Suisse ne veut évidemment pas entrer dans de telles considérations. Les activités sur Facebook auraient été découvertes par hasard. La loi ne permettait pas de rendre publics les détails, mais il n'y avait en tout cas aucune vérification systématique des comptes Facebook des collaborateurs. De plus, aucun document émanant de Facebook n'aurait été produit au cours de l'entretien de licenciement.

L'employée licenciée ne souhaite pas entamer de procédure judiciaire. Elle est satisfaite d'avoir obtenu une lettre de licenciement neutre. Pour elle, cet espionnage avéré rendait, de toute manière, impensable un retour chez son ancien employeur.

Close