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En Suisse, manager c’est d’abord communiquer

Ces derniers temps, pas un jour ne passe sans que des directeurs de grandes banques suisses, engluées dans la crise des subprimes, ne soient cloués au pilori. Manque de communication, incompétence, et absence de sanctions sont les principaux reproches formulés à ces cadres supérieurs, qui continuent à toucher de confortables bonus, même quand les résultats ne sont pas au rendez-vous , selon un manager d’un établissement bancaire suisse parlant sous couvert d’anonymat.

Selon une enquête du cabinet de recrutement Robert Half menée auprès de 5 000 directeurs financiers et DRH de 17 pays, la communication arrive pourtant en tête des qualités requises pour un manager – pour 70 % des personnes interrogées en Suisse, bien plus que les 58 % de moyenne affichés sur l’ensemble de l’enquête.

Loin derrière la communication, et en 2e position, arrivent en Suisse les capacités de management (41 %), suivies par l’honnêteté (34 %) et la capacité d’écoute (32 %). Pour moi, l’intégrité et les capacités de management sont des qualités évidentes. Seul, on ne peut rien, les gens doivent aimer travailler avec vous, si l’on veut atteindre ses objectifs , nous a déclaré Hans-Peter Lüthi, président de la DSIM, l’association faîtière suisse des managers intérimaires. Il y a environ 6 000 managers intérimaires en Suisse, dont un tiers est actif dans la finance.

Lorsqu’on interroge les managers suisses sur les principaux défis auxquels ils sont confrontés dans leur tâche, ils répondent en premier lieu la conciliation avec la vie de famille (34 %), suivie par la délégation de tâches (21 %). C’est plus que les résultats globaux, respectivement 30 % et 11 %.
Avec la crise financière, les directeurs au sein des banques suisses découvrent d’autres défis : Dans les situations de crise, il faut changer d’équipe, car il y a des décisions à prendre que ne peuvent pas prendre les anciens dirigeants trop impliqués , nous a indiqué un haut responsable d’une banque. Un principe qui n’a pas été respecté à l’UBS, car le manager ad interim, en remplacement de Marcel Ospel, est un juriste qui travaille depuis de nombreuses années à la banque…

Kommentare (2)

Comments
  1. Bon communicant ou pas, mieux vaut connaître les bonnes personnes pour décrocher être et… rester manager. Le copinage et les bonnes relations jouent encore un très grand rôle en Suisse, en particulier en banque. C’est sur, cela est vieux comme le monde et que ça existera encore longtemps mais il ne faut pas que ça se fasse systématiquement au détriment des compétences ! Ah oui, c’est vrai qu’on a toujours tendance à oublier l’essentiel. Compétences, mot absent de cet article… vous voyez bien ?

  2. Juste pour ajouter un point : la qualité première d’un manager, c’est son adaptabilité. Chaque situation requiert des qualités de management particulières. Quand ça va bien, on peut gérer de façon coopérative, mais dans les situations de crise, il faut être plus directif, car l’on peut être amené à prononcer des licenciements… N’est-ce pas d’actualité ?

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