☰ Menu eFinancialCareers

FINMA : vouloir recruter n’est pas pouvoir !

Depuis sa création en janvier 2009, en pleine crise financière, la nouvelle Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers suisse, issue de la fusion de trois autorités préexistantes, n’a cessé de se renforcer.

En 2010, la FINMA a employé en moyenne 405 collaborateurs pour 371 postes en équivalent temps plein, soit 25 postes supplémentaires par rapport à l’an passé, selon le rapport publié hier par la Finma.

<b<Un tiers seulement de l'objectif de recrutement rempli en 2010

Mais la nouvelle autorité aurait voulu recruter bien davantage. Quelque 70 postes vacants ont été publiés en externe, dont 15 ont dû être mis au concours plusieurs fois. La FINMA compte actuellement trois postes vacants depuis plus de six mois.

Les profils les plus difficiles à trouver restent les actuaires et les analystes, ainsi que les spécialistes de la gestion quantitative des risques , précise son rapport. Aujourd’hui, une quinzaines d’offres apparaissent sur son site (postes de juristes, avocats, économistes, risk manager, actuaires…).

Des efforts mais les rémunérations restent en-deça du marché

La FINMA est assez lucide sur les obstacles qui pèsent sur son recrutement : tout d’abord le lieu de ses bureaux, Berne, alors que dans la majorité des cas, les spécialistes recherchés doivent être recrutés dans la région de Zurich. Surtout, elle peine à rivaliser avec les niveaux de rémunération pratiqués dans l’industrie financière, en particulier pour les profils d’experts et les profils seniors. Or ce sont bien ces profils qu’elle privilégie.

Pour compenser les restrictions en matière de rémunération, elle s’appuie sur d’autres démarches comme le suivi de carrière personnalisé, le développement de la formation continue et des mobilités internes. La diversité du champ d’activité, la possibilité de faire bouger les choses et d’accumuler des expériences dans un contexte international ont permis de faire aboutir plusieurs recrutements , précise encore le rapport.

Ainsi l’autorité a pu embaucher quelques personnalités reconnues à des postes d’encadrement, à l’instar de Andreas Zdrenyk, 51 ans dotée d’une grande expérience internationale chez Winterthur Assurances, Zurich RE ou encore Converium / SCOR, et recruté au poste de chief operating officer (COO) fin avril.

La FSA a perdu en moyenne un employé par jour en 2010

Il demeure que le recrutement de personnel affichant des profils spécialisés reste difficile , témoigne l’autorité de surveillance. Ce problème n’est cependant pas propre à la FINMA, elle concerne l’ensemble des autorités de surveillance. Ainsi, la nouvelle autorité de contrôle prudentielle française (ACP), qui emploie plus du double d’employés que sa consoeur suisse, rencontre les mêmes difficultés.

Plus généralement, les autorités financières se retrouvent souvent confrontées à des problèmes d’attractivité et de rétention des talents. En 2010, la FSA à Londres a ainsi compté en moyenne un employé démissionnaire par jour !

Kommentare (1)

Comments
  1. C’est surement très vrai que la rémunération est un frein, mais il y a aussi je pense chez les banquiers une réticence psychologique. C’est un peu comme changer de camp, “trahir” ses pairs même si ce mot est un peu fort… C’est surement un tort car en retour ce type de strucutre offre des opportunités de networking incroyable, à condition d’être au bon poste… A bon entendeur!

Ihr Kommentar wird gerade geprüft. Nach erfolgreicher Prüfung wird es live gestellt.

Antworten

Pseudonym

E-Mail

Alle Informationen zu unseren Community-Richtlinien finden Sie hier