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Quelles conséquences d’un franc suisse fort sur les métiers de la finance ?

Les banquiers suisses sont-ils désormais mieux payés que ceux de la City et des autres places financières ? On pourrait être tenté de le croire au regard de la baisse de la livre sterling et celle – plus accentuée encore – de l’euro par rapport à la devise helvétique depuis le début de l’année.

Cours EUR / CHF

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Si à cela, on ajoute qu’à la City, la tendance est au renforcement des taxes sur les bonus depuis que le nouveau gouvernement britannique s’est engagé à réformer le secteur bancaire, la Suisse semble être un eldorado tout trouvé pour doper son salaire.

Se méfier des apparences

D’ici à conclure que l’appréciation du franc suisse est une aubaine pour Genève ou Zurich, il y a un pas à franchir. Surtout que les places financières restent fortement interconnectées entre elles. Ainsi, la chute de l’euro, en raison de l’inquiétude sur la croissance économique en Europe, constitue une situation inquiétante pour la Suisse, dont la monnaie continue parallèlement de s’apprécier, rappelle le président de la banque centrale helvétique (Le Point.fr). Sans compter qu’il est toujours hasardeux de choisir de s’exiler vers un pays uniquement en prenant en considération un taux de change favorable, sachant que ce dernier peut évoluer rapidement, à la hausse comme à la baisse.

Des candidats argueront que d’autres éléments interviennent dans leur choix, comme le régime fiscal. Là aussi, la prudence s’impose. Malgré un régime d’imposition de plus en plus répressif au Royaume-Uni, les banquiers les mieux payés se trouvent aujourd’hui à Londres , explique Adam Buck, directeur général du cabinet Selby Jennings spécialisé dans le recrutement en finance (Financial Times) et qui vient de publier une étude qui révèle que les banquiers seniors londoniens toucheraient un salaire après impôts deux fois plus élevé qu’à Genève et Zurich. Idem pour les fonctions de BFI avec un moindre degré de séniorité (analystes quantitatifs, opérateurs juniors…) qui toucheraient à Londres un salaire net supérieur de 15 à 25 % par rapport à celui de leurs homologues suisses.

Genève et Zurich sont relativement faibles par rapport aux centres financiers de Londres, poursuit Adam Buck. En réalité, il y a relativement peu de fonctions bancaires supérieures à plus de 150 000 livres en Suisse, tandis que Londres et New York restent les seuls marchés suffisamment grands pour offrir ces niveaux de salaire en quantité importante . Il n’empêche, les places financières suisses conservent un avantage concurrentiel dans certaines fonctions comme le Private Banking. De même, l’écart qui les sépare de la City tend à se réduire d’année en année.
En réalité, ce sont surtout les rémunérations variables qui font encore aujourd’hui la différence, en témoigne cette comparaison de salaires fixes en k€ (hors bonus) dans quelques métiers pour des postes requérant entre 1 à 7 ans d’expérience (d’après une conversion en euros sur la base 1 = 1,17 € et 1 CHF = 0,70 €).

GRS

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