Le salut d'UBS passera-t-il par la finance islamique ?

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Le développement annoncé de ses activités de finance islamique au Moyen-Orient fera-t-il oublier à UBS ses déboires aux États-Unis ? C'est en tout cas le pari qu'a fait la première banque suisse (L'Agefi, abonnement).

Le secteur connaît un tel boom que nous ne voulons pas passer à côté de l'occasion , s'est enthousiasmée Tatiana Togni, porte-parole de la banque. La région connaît une croissance vertigineuse , a renchéri Alex Wilmot-Sitwell, patron d'UBS Europe et Moyen-Orient. 1 200 milliards de dollars ont été générés en 2007 sur ce marché. De quoi aiguiser l'appétit des banques américaines et européennes empêtrées dans la crise financière. C'est qu'UBS ne se lance pas sur un marché vierge : la finance islamique est pratiquée par quelque 265 banques dans une quarantaine de pays, dont Credit Suisse, Meryll Lynch, HSBC ou Bank of China.

UBS se lance-t-il dans un pari risqué ? Nous sommes actifs depuis 40 ans dans la région, a rassuré Tatiana Togni. Nous jouissons d'une bonne réputation. La banque a aussi reçu sa licence bancaire en Arabie Saoudite au printemps, et devrait bien s'assurer celle du Qatar. UBS compte déjà 200 employés dans la région et veut doubler ce chiffre cette année, alors qu'elle supprime des postes en Europe. Les chasseurs de têtes se posent, aujourd'hui, une seule question : y aura-t-il suffisamment de professionnels maîtrisant les mourabah, mousharaka, moudaraba et autres sukuk pour satisfaire la demande des banques ?

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