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UBS publie un code éthique à destination de ses salariés

La banque zurichoise a soumis à ses salariés un nouveau code de bonne conduite, plus large et plus explicite que le précédent. Dans la préface du guide, directement téléchargeable sur le site Internet de l’UBS, son président Kaspar Villiger et son directeur général Oswald Grübel exigent que chaque collaborateur UBS lise le code, le comprenne et s’y conforme .

Dorénavant, chaque salarié s’engagera à suivre les lois en vigueur, à mener une concurrence loyale et à combattre la criminalité économique. Il leur est interdit d’aider leurs clients à frauder le fisc ou à abuser les autorités. En cas de non-respect de ces nouvelles règles, des sanctions seront prises, allant du simple blâme jusqu’au licenciement. Enfin, les salariés devront passer un test en mai prochain sur la bonne connaissance du document. Cette décision intervient dans un contexte de réputation ternie après que UBS a affronté les autorités américaines pour avoir favorisé l’évasion fiscale. Dans une note interne, Oswald Grübel, souligne en effet qu’il ne faut donner aux clients aucune raison de quitter la banque .

Chasse aux mauvaises pratiques

Nous ne prêtons aucune assistance à des clients ou collègues dans le cadre d’actes destinés à leurrer les autorités fiscales , a précisé l’établissement zurichois. Finie donc l’époque où les clients nous demandaient par exemple de leur acheter une voiture, ou un chalet, ou encore une belle montre , comme le raconte Bradley Birkenfeld, cet ancien employé d’UBS qui a défrayé la chronique pour avoir avouer acheter des diamants à Genève avant de les transporter dans un tube de dentifrice afin de les remettre à un client aux États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que la banque prend les devants. En avril dernier, dans le cadre de l’enquête de la Finma sur ses pratiques envers ses riches clients privés, la direction générale d’UBS avait envoyé un courriel à millier de gérants de fortune leur interdisant de voyager à l’étranger. Les voyages d’affaires destinés à rencontrer des clients ont cessé dans les activités transfrontalières de gestion de fortune , avait indiqué à l’époque Éveline Müller, porte-parole de la banque. Dans le cas où un client souhaitait un entretien personnel, il était prié de se rendre en Suisse. L’interdiction a été levée depuis la fin de l’enquête. Reste à savoir si ces gages de bonne conduite suffiront à restaurer la confiance.

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