Spécialiste de la restructuration de la dette, un débouché porteur

eFC logo

Les banques sont prêtes à verser des salaires s'élevant jusqu'à 3 millions de dollars par an pour ces spécialistes. Il faut être attractif. Ce sont là des salaires comparables à ceux de l'investment banking. Si on ne le fait pas, on ne trouvera pas les bons profils, et nul ne quittera un job bien payé pour un autre moins rémunérateur , nous a confié Wolfgang Schmidt-Soelch, du cabinet Heidrick & Struggles à Zurich.

Un débouché appelé à se développer en Suisse

En Suisse, le marché demeure étroit, mais les banques commencent à se préparer à un retournement de conjoncture. La nette remontée des taux signifie en effet le début des difficultés pour les entreprises endettées.

Selon Klaus Biermann, du cabinet zurichois Smith & Jessen, le candidat idéal est un banquier qui a l'expérience de l'entreprise, connaît les problèmes du controlling et de la trésorerie. Nous nous attendons à un ralentissement économique, et ce genre de profil sera alors recherché , a-t-il également confirmé.

Pour l'instant, le marché est surtout concentré à Londres et New-York. Mais il commence à se développer en Europe continentale, notamment en Allemagne. Il faut dire que les entreprises européennes sont très endettées. Selon l'agence Bloomberg, elles ont accumulé une dette de 252 milliards de dollars. Par ailleurs, la dette des entreprises rachetées par des fonds de private equity correspond à 6,2 fois au résultat d'exploitation, un ratio qui n'était que de 5,1 en 2004, et 4,8 en 2003.

Hausse de 30% du nombre de banquiers spécialisés cette année

Selon le cabinet de recrutement londonien Kennedy Associates, les effectifs des banquiers spécialisés dans le distressed debt ont gonflé en Europe de 30% depuis début 2007, soit aujourd'hui 400 professionnels. Au niveau mondial, on compte environ 1.500 banquiers avec cette qualification, dont 800 aux Etats-Unis et 300 en Asie.

En Europe, la Deutsche Bank a doublé ses effectifs en trois ans pour atteindre aujourd'hui 120 postes. ABN Amro a doublé de son côté ses effectifs l'an dernier portant à 20 le nombre de ces spécialistes et compte encore embaucher 40 personnes à moyen terme. Quant à l'UBS, la grande banque suisse, a renforcé ses effectifs cette année, mais s'est refusé à communiquer tout chiffre à se sujet.

Beliebte Berufsfelder

Loading...

Jobs suchen

Artikel suchen

Close