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Une raison supplémentaire pour les wealth managers de quitter la Suisse pour l’Asie !

Les nuages s’amoncellent dans le ciel de la gestion de fortune suisse depuis la réforme du secret bancaire. Jürg Zeltner, responsable de cette division chez UBS, était le dernier porteur de mauvaises nouvelles. Deux semaines après les 500 suppressions de postes annoncées dans les métiers IT, ce directeur a confié hier au journal Finanz und Wirtschaft que l’extrême discipline en matière de gestions de coûts concernera également les métiers du wealth managment. Une décision nécessaire alors que l’évolution des marges est jugée peu favorable sur ce secteur.

Il n’est pas question aujourd’hui de coupes dans les effectifs, le directeur d’UBS Wealth Management a simplement affiché son intention de ne pas renforcer ses effectifs en dehors des conseillers à la clientèle. Et la légère augmentation des effectifs pour ce métier bénéficiera principalement à l’Asie et en général aux pays émergents. Des économies sont surtout prévues à ce stade dans les services avec les tiers, tels les chasseurs de tête, pour tout ce qui touche au conseil et à la prospection de marché.

Ce n’est pas le premier signal d’alerte pour les professionnels suisses de la gestion de fortune, qui doivent aujourd’hui se demander s’il n’est pas temps de s’expatrier vers une région où l’herbe est plus verte. Les indices concordants se multiplient en tout cas en faveur de l’Asie, où la guerre des talents pousse aux recrutements agressifs .

Plusieurs récentes études devraient donner des ailes aux candidats à l’expatriation :

– Si le nombre de millionnaires continue d’augmenter en Suisse (+, 9,7% en 2010), pour la première fois la région Asie-Pacifique affiche un nombre de millionnaires supérieur à l’Europe, selon le dernier rapport World Wealth Report de Merrill Lynch / Capgemini (20min.ch).

– En 2013, Singapour va détrôner la Suisse sur la gestion de Fortune, pronostique une étude de PwC sur la banque privée.

– La region Asie-Pacifique est celle qui affiche les taux de croissance d’actifs sous gestion les plus forts et constitue la région la plus porteuse en termes de business dans les prochaines années. La part de marché de la région Asie-Pacifique (hors Japon) devrait ainsi passer 18% en 2010 à 23% en 2015, selon les prévisions de Boston Consulting Group (Les Echos).

Et si vous n’êtes pas convaincu ou frileux à l’idée de partir si loin, il y a toujours le Luxembourg où le secteur le recrutement est bien à l’ordre du jour : trois quarts des acteurs du private banking présents à Luxembourg ont prévu de recruter cette année. Le Grand-Duché a même l’ambition de devenir la capitale européenne des family offices.

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