Stress en agence : quand la fiction rejoint la réalité d'un fait divers en Suisse

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La souffrance et le stress au travail sont de plus en plus l'objet d'études et de sujets dans la presse. Le secteur bancaire n'est pas exempt de critiques en la matière. Une série de suicides avait d'ailleurs fait la Une début 2008. Pourtant, le sujet reste largement tabou.

Le dernier film de Jean-Marc Moutout, réalisateur de Violence des échanges en milieu tempéré (2004), pourrait peut-être aider à délier les langues. De bon matin, en salle prochainement en Suisse, et dans les salles en France le 5 octobre, montre jusqu'où la pression et le conflit au travail peut mener, en l'occurrence au meurtre.

De-bon-matin

Le pitch : Lundi matin, Paul Wertret se rend à son travail, à la banque où il est chargé d'affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s'enferme dans son bureau. Dans l'attente des forces de l'ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les évènements qui l'on conduit à commettre son acte....

Pour son troisième long-métrage, Jean-Marc Moutout s'est inspiré d'un fait réel:Eté 2004, en Suisse, dans une succursale de la Banque cantonale de Zurich, un conseiller financier tue ses deux supérieurs, puis se suicide.

Au-delà du fait divers tragique en tout point, combien de chargés d'affaires en agence (catégorie particulièrement vulnérable) flanchent sous la pression des objectifs?

Le témoignage

d'une conseillère financière était publié il y a une dizaine de jours sur un site de la CFDT sous le titre Phoning, briefing, reporting:pourquoi je démissionne d'une banque. Une démission sous forme de coup de gueule qui en dit beaucoup sur la pression que peuvent ressentir les salariés.

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