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Quitter la banque ? Question en vogue chez les gestionnaires de patrimoine

C’est une sorte de grand débauchage. Les gestionnaires de patrimoine suisses sont de plus en plus nombreux à quitter les banques et à se mettre à leur compte. La plupart d’entre eux recherchent une boutique existante ou créent une structure légère. Est-ce un bon choix en termes de carrière ?

Longtemps limité aux grandes banques commerciales, ce mouvement s’est étendu aux banques privées traditionnelles. On les croyait à l’abri du mouvement, parce qu’elles ont une clientèle beaucoup plus ancienne et fidèle, et proposent généralement à leurs conseillers une formation plus approfondie, témoigne un conseiller indépendant, issu d’une banque privée genevoise. Cela dit, les perspectives de carrière ne sont pas toujours meilleures que dans les grandes banques.

Si la séparation entre employeur et employé est harmonieuse, le conseiller indépendant pourra coordonner les services proposés par son ancien employeur et ceux de ses anciens concurrents banquiers. C’est là le cas idéal. Les choses ne se passent pas toujours aussi simplement, explique un ancien de la Citibank. La banque et l’employé se battront souvent pour garder ou regagner le contact avec le client. De plus, si le conseiller est trop spécialisé dans son métier et n’a aucune expérience réelle de gestion globale d’un patrimoine, il vaudra mieux pour lui et pour ses clients, qu’il rejoigne une autre structure, plus petite, où sa spécialité sera demandée.

Certains décident de sauter le pas après des restructurations internes dans la banque. Plus communément, c’est la simple frustration des conseillers qui est à l’origine d’un tel changement. Leur travail quotidien dans la banque consistant souvent à vendre au client un produit financier douteux , alors que la réelle prestation de service et le conseil proprement dit se réduisent à la portion congrue.

Kommentare (3)

Comments
  1. La grande illusion a été de former des jeunes diplômés à ce que l’on appelait (indûment) la gestion de fortune, alors qu’il ne s’agissait que de la vente de certains produits des Capital Markets dans les banques commerciales. Ces gens n’ont en général aucune formation juridique ou fiscale adéquate, leur permettant d’exercer sérieusement le métier de conseiller en gestion de patrimoine.

    Je suis dans une banque privée. Ce sont nous les professionnels du secteur qui, en Suisse, avons fait du secteur bancaire ce qu’il est, et je ne crois pas une seconde que notre position et notre rôle peuvent être sérieusement remis en cause par d’anciens traders de banques commerciales, même si ceux-ci ont vendu par milliards des produits financiers maisons, qui ont d’ailleurs parfois ruinés leurs clients.

  2. Le mouvement est irrésistible. Les grandes structures sont trop lourdes pour réagir assez rapidement aux changements que nous imposent les clients. Il faut arrêter de rêver : Les clients comparent eux-mêmes online les offres de produits financiers du monde entier et si la banque ne suit pas l’offre, la demande migre ailleurs, c’est tout. Il n’est pas question de fidélité de la clientèle, mais de réactivité de la structure, et là, les boutiques créées par quelques types intelligents sont actuellement imbattables. C’est bien là qu’il faut être !

  3. Je suis dans une banque dite de Trading Online à Genève, sur le desk intitutionnel. Nous avons de plus en plus de gérants indépendants qui ont recours à notre banque pour traiter les actions/cfds/fx/futures et oblig. chez nous.
    Notre banque répond parfaitement aux besoins des petites structures ; en terme de flexibilité et de réactivité. Par ailleurs, notre offre est intéressante pour les gérants qui souhaitent mettre en place des structures ou les commissions sont peu élevées pour les cleints, chose nouvelle et différente de ce qui se pratique dans les banques traditionnelles.

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