Quitter la banque ? Question en vogue chez les gestionnaires de patrimoine

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C'est une sorte de grand débauchage. Les gestionnaires de patrimoine suisses sont de plus en plus nombreux à quitter les banques et à se mettre à leur compte. La plupart d'entre eux recherchent une boutique existante ou créent une structure légère. Est-ce un bon choix en termes de carrière ?

Longtemps limité aux grandes banques commerciales, ce mouvement s'est étendu aux banques privées traditionnelles. On les croyait à l'abri du mouvement, parce qu'elles ont une clientèle beaucoup plus ancienne et fidèle, et proposent généralement à leurs conseillers une formation plus approfondie, témoigne un conseiller indépendant, issu d'une banque privée genevoise. Cela dit, les perspectives de carrière ne sont pas toujours meilleures que dans les grandes banques.

Si la séparation entre employeur et employé est harmonieuse, le conseiller indépendant pourra coordonner les services proposés par son ancien employeur et ceux de ses anciens concurrents banquiers. C'est là le cas idéal. Les choses ne se passent pas toujours aussi simplement, explique un ancien de la Citibank. La banque et l'employé se battront souvent pour garder ou regagner le contact avec le client. De plus, si le conseiller est trop spécialisé dans son métier et n'a aucune expérience réelle de gestion globale d'un patrimoine, il vaudra mieux pour lui et pour ses clients, qu'il rejoigne une autre structure, plus petite, où sa spécialité sera demandée.

Certains décident de sauter le pas après des restructurations internes dans la banque. Plus communément, c'est la simple frustration des conseillers qui est à l'origine d'un tel changement. Leur travail quotidien dans la banque consistant souvent à vendre au client un produit financier douteux , alors que la réelle prestation de service et le conseil proprement dit se réduisent à la portion congrue.

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