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Les signaux du recrutement au vert dans le secteur bancaire suisse

Le mois de septembre rime souvent avec la reprise des recrutements. Voyons ce qu’il en est pour les deux principaux groupes bancaires helvétiques, l’UBS et le Credit Suisse. Au niveau de la BFI, l’UBS qui a recruté 150 personnes au premier trimestre envisage de procéder à des centaines d’autres embauches dans les prochains trimestres. Nous souhaitons augmenter notre force de vente et de distribution, à la fois dans le fixed income et dans une moindre mesure dans les métiers actions , a rappelé son directeur financier John Cryan sur Bloomberg TV.

Chez Credit Suisse, la division Investment Banking, malgré la chute de moitié de son bénéfice avant impôts, n’a pas cessé de recruter au second trimestre, le nombre d’employés étant passé de 20 000 à 20 600. Certes, la banque a annoncé la suppression de 75 emplois dans sa division londonienne de banque d’investissement (Bloomberg). Reste à savoir s’il s’agit d’un simple correctif de la part d’une banque qui a fortement accru ses effectifs ces derniers mois, ou bien le début annonciateur de charrettes de licenciements ? L’avenir le dira…

The place to be

En attendant, la Suisse fait partie des places qui retiennent l’attention des recruteurs, étant donné les annonces de nombreuses banques ayant fait part de leur éventuelle intention de déplacer leur siège à Genève ou Zurich. Et certaines n’hésitent pas à venir de loin. Après la Bank of China, une autre banque chinoise envisage de s’installer en Suisse. Des Mexicains ont récemment manifesté leur intérêt, et puis des banques indiennes aussi, souhaitent ouvrir des filiales dans notre pays. Oui, la tendance existe bel et bien , confirme Martin Maurer, directeur de l’Association des banques étrangères en Suisse (Swissinfo.ch).

Surtout que les banques en Suisse, ce ne sont pas seulement l’UBS ou le Credit Suisse. Ce sont également les banques étrangères, qui représentent plus de 45 % des établissements bancaires , rappelle David Talerman, spécialiste de l’expatriation en Suisse (Travailler en Suisse.ch). Plus de 25 000 emplois sont ainsi directement concernés par ces établissements.

Il faut dire qu’après une année 2009 difficile en raison des menaces sur le secret bancaire suisse et des amnisties fiscales proposées par plusieurs pays européens, la place financière suisse a retrouvé son dynamisme. Et l’évolution de la réglementation modifiera en profondeur la donne pour le secteur du private banking , estiment les orateurs du 9e European Private Banking Summit qui vient de se tenir près de Zurich.

Des opportunités à saisir donc en private banking dans des établissements comme HSBC Private Bank, Banque Privée Edmond de Rothschild, Vontobel ou Banque Sarasin qui, au premier semestre, ont enregistré des afflux d’argent conséquents (L’Agefi). Mais également dans d’autres métiers. La Suisse bénéfice de collaborateurs et d’infrastructures d’excellente qualité pour travailler dans le négoce ou sur les marchés des capitaux ou sur les services financiers comme le custody , conclut Martin Maurer.

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