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Ces patrons de banque qui renoncent à leurs bonus mirobolants

Le directeur général d’UBS, Oswald Grübel, a annoncé qu’il renonçait à toucher les primes auxquelles il avait pourtant droit. Je renonce à mes bonus parce que je n’étais pas en mesure d’apporter de la valeur aux actionnaires, notre cours en Bourse a terminé en 2010 à peu près au même niveau qu’au début de l’année , a précisé l’intéressé à l’agence Dow Jones Newswires.

L’ancien directeur général du Credit Suisse ouvre donc le bal, en tant que premier patron de banque à renoncer à ses primes 2011 au titre de l’année 2010. C’est d’ailleurs un coutumier du fait, puisque lorsqu’il est arrivé début 2009 chez UBS, il avait déjà renoncé à son bonus, en raison des pertes abyssales subies par UBS dans la crise des subprimes américains.

Pas sûr néanmoins que les autres dirigeants de banques suivent son exemple. Pour preuve, Bob Diamond, le patron de Barclays a laissé entendre qu’il prendrait un bonus cette année, après y avoir renoncé les deux années précédentes, expliquant que le temps des remords pour les banquiers était fini (La Tribune.fr). La messe est dite…

Charité bien ordonnée…

Il y a quand même des exemples qui donnent de l’espoir , explique sur son blog Emmanuel Kilchenmann, directeur associé au sein de la banque Wegelin & Co, à propos du geste du patron de l’UBS.

Peu d’espoir cependant à nourrir de la part de Brady Dougan, le patron de Credit Suisse, dont la rémunération globale pour 2009 s’était montée à plus de 90 millions de francs suisses, à la faveur essentiellement d’un programme basé sur des actions et datant d’avant la crise financière, faisant de lui le banquier le mieux rémunéré d’Europe.

Et puis, à y regarder de plus près, Oswald Grübel avait-il vraiment le choix ? Dans le cas d’UBS, le fait que les actionnaires ne toucheront pas de dividende au titre de 2010, et ce en dépit du retour aux bénéfices de la plus grande banque suisse, n’est sans doute pas étranger à sa décision.

Qui plus est, avec un salaire fixe annuel de 3 millions de francs suisses, le patron de l’UBS n’est pas à la rue. Sans oublier qu’il continue de bénéficier indirectement d’anciens programmes de bonus du Credit Suisse. À son arrivée à la tête de l’UBS, il s’était vu offrir des options sur des actions UBS à hauteur de 13,1 millions de francs pour compenser la rémunération du Credit Suisse à laquelle il avait renoncé. Charité bien ordonnée commence par soi-même…

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