En Suisse, le trading reste une activité de niche pour les banques étrangères

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Désireuse de démarrer son activité de trading en Suisse, Barclays Capital chercherait à recruter une douzaine de traders Forex autour de la devise du franc suisse, selon une information parue dans le Handelsblatt et reprise par The Wall Street Journal. Il s'agit d'une première sur un marché suisse dominé par UBS et Credit Suisse et déserté par les banques anglo-saxonnes qui, pour la plupart, n'y font plus que de la banque privée, à l'image de Goldman Sachs.

Reste à savoir si BarCap recrutera localement où aura recours à des transferts. La banque n'ayant fait aucun commentaire, certains proches du dossier pensent même que le chiffre d'une douzaine de recrutements est nettement surévalué. Quoi qu'il en soit, les volumes de recrutement sont plutôt faibles à l'échelle de Barclays, constate Guy de Brabois, Country Manager Switzerland chez Robert Walters. Et pour cause : le cceur de métier des banques présentes en Suisse reste l'Asset Management et le Private Banking. Il s'agit malgré tout d'un signal fort pour la Suisse qui a vu certaines grandes banques anglo-saxonnes se désengager la BFI .

La banque privée incontournable

Même si l'on constate quelques niches d'activités en développement comme le Forex, le Trade Finance ou les Hedge Funds, la Suisse ne va pas détrôner la City sous couvert d'avantages fiscaux , poursuit Guy de Brabois. Pour les banques étrangères, la Suisse reste une destination incontournable pour leurs activités de Private Banking, même si le secteur est moins dynamique qu'il y a trois ans.

Régulièrement, des banques étrangères se renforcent sur ce segment. Dernière en date : Lazard Frères Gestion, le pôle français du groupe Lazard pour l'activité de gestion d'actifs, qui a annoncé son intention de s'implanter en Suisse. La Suisse reste un marché de premier plan pour la banque privée onshore et offshore , estime François-Marc Durand, associé-gérant de la banque en charge de LFG (L'Agefi).

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