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Et si on vous demandait (vraiment) de rendre votre bonus ?

Dans la croisade anti-bonus, c’est un pavé jeté dans la mare. La rétrocession des bonus perçus par les banquiers est étrangement devenue en l’espace de quelques jours LE sujet à la mode (Le Temps). Le gouvernement semble même approuver. Soutenir UBS et le système bancaire oui, mais l’État ne veut pas financer les salaires élevés des managers de banque , a acquiescé Doris Leuthard, ministre de l’Économie, chez TSR.ch dimanche. Même son de cloche de la part de Pascal Couchepin, président de la Confédération, qui a déclaré au SonntagsBlick qu’il était personnellement pour la restitution des bonus, mais que cela sera difficile .

De son côté, UBS a annoncé qu’elle présenterait à sa prochaine assemblée des actionnaires le 27 novembre un nouveau système de bonus – malus, lié aux résultats de l’établissement. Autrement dit, verser le bonus avec plusieurs années de décalage, une manière de s’assurer que la création de valeur s’inscrit dans le temps.

Et puisque dans la classe politique tout le monde y va de son commentaire, vous aussi, vous avez votre mot à dire : participez au débat !

Kommentare (8)

Comments
  1. Les politiques se sentent obligés de réagir sous la pression du public. Mais je crois que tout ça n’est qu’au final, une bouteille jetée à la mer. Que voulez-vous qu’il se passe ? franchement ? Vous voyez votre banque vous demander de rembourser ce qu’elle vous a payé ?? on nage en plein délire !

  2. Pour certains métiers, je pense qu’une pondération des bonus en fonction des performances dans le temps est justifié car beaucoup ont pris des risques sur des produits qu’ils ne comprenaient pas pour faire monter le P&L (et leur bonus) en flèche. Par contre quid du fonctionnement de ce calcul ???

  3. Après tout on a qu’à faire bosser les Quants sur de nouveaux modes de calcul d’attribution et de distribution des bonus (plutôt qu’ils nous fassent des modélisations que personne ne comprend et à cause desquelles les banques sont aujourd’hui dans la panade !) Non ?

  4. Qu’y a-t-il en ce moment à taper sur les banquiers ? Les bonus, ça ne sort pas de nulle part !

    Rappelons la base aux politiciens qui font semblant de ne pas comprendre : Quand on touche un gros bonus, ça veut dire qu’on a fait gagner beaucoup de sous à son employeur et qu’on mérite d’être récompensé. Point barre.

  5. Comment osez-vous encore dire qu’un gros bonus signifie “qu’on a fait gagner beaucoup de sous à son employeur” ! Et les pertes qu’on découvre jour après jour, vous appelez ça comment. Je pense que tous que vous êtes, dans la finance, vous êtes des escrocs, du plus gros au plus petit. Vous me dégoutez. Je ne crois pas que qui que ce soit rembourse un quelconque bonus, mais je suis persuadée qu’un jour ou l’autre ces gens regretteront leur avidité, leur cupidité, qui jette tant de gens dans le malheur. Je crois en effet à une justice immanente !!!

  6. les bonus sont mérités à condition qu’ils correspondent à de l’argent réellement gagné et non à une nouvelle forme de cavalerie (méthode consistant à emprunter dans un compte A pour remplir un compte B en ne présentant bien sûr que les résultats du compte B).
    dans le cas présent, le découvert du compte A serait comblé par la Confédération, et donc par les contribuables.

  7. Vu le niveau des traders et leur compréhension des modèles (surtout en Suisse), les remarques sur les quants sont quelque peu déplacées.

  8. Attention de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le bonus est justifié dans le cas où un employé a été méritant, voir performant ou trés performant.
    Dans la finance, il est très facile de mesurer la performance. Il est donc normal de rémunerer le risque au regard de la rentabilité. En revanche lorsque la performance est moyenne, voir passable ou négative. Il n’y a pas de bonus voire plus de job.
    Néanmoins dans d’autres secteurs bancaires, où la mesure de la performance est subjective, le bonus de certains responsables sont surprenant pour ne pas dire suréalistes. Alors oui les banques se doivent d’ encadrer et encourager cette pratique et non elles ne doivent pas demander un retro cession de celui-ci car cette pratique équivaut à se soustraire au risque c’est à dire à la responsabilité de l’employeur.

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