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Le nouveau suicide chez Julius Bär est-il dû à un licenciement ?

Quatre mois après celui du président du Directoire Alex Widmer, un nouveau suicide met la banque Julius Bär en état de choc.

Différents médias ont fait état du suicide de Madeleine Hofmann, l’analyste spécialiste du secteur bancaire. Elle était également connue pour ses interventions dans différents médias comme CNBC. Son suicide est survenu peu après son licenciement, ce qui amène la question de savoir s’il y a là une relation de cause à effet.

Si tel devait être le cas, les annonces (de plus en plus fréquentes) de licenciements individuels prendraient alors une dimension humaine réellement tragique.

La banque s’empressa de préciser que le licenciement – comme d’autres avant lui – s’était déroulé en parfaite conformité avec la loi. Les responsables concernés ne peuvent cependant échapper à la question de savoir pourquoi deux collaborateurs généralement estimés ont mis fin à leur vie dans un moment de désespoir. Il est souhaitable, pour l’avenir de Julius Bär, que l’origine de ces actes se situe dans la vie privée des deux personnes, et qu’il ne s’agisse ainsi que de destins malheureux, certes, mais individuels. Dans le cas contraire, la réputation de la banque en souffrirait.

Il est donc de l’intérêt évident de la banque d’éclaircir les conditions de ces deux suicides, mais aussi d’offrir des perspectives et de recourir à des aides professionnelles d’accompagnement externes dans le cadre des procédures de licenciements entamées ou à venir.
Indépendamment de toute obligation d’économie, le management de la banque le doit aux salariés de la banque.

Kommentare (5)

Comments
  1. Tant que les dirigeants de certaines banques n’auront pas compris que derrrière les chiffres, il y a des êtres humains… avec tout le cortège de conséquences parfois tragiques qu’un licenciement, aussi justifié économiquement soit-il, entraîne…

  2. Je ne dispose malheureusement pas de tous les éléments pour développer une argumentation qui à une validité confirmée mas je me permets quand même d’émettre l’hypothèse que voila ce qui arrive quand on dévoue toute sa vie à sa carrière et qu’on n’a aucune vie à coté.
    Pour être heureux il faut un équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Le bon sens le dicte. Les excès ne sont jamais bons.

  3. Devrions nous aussi mettre sur les Front Page les suicides de personnes ordinaires, non liees au secteur banquaire a l’exception de leur retraite ravagee par des speculateurs sans etat d’ame?

    Un banquier se suicide et c’est la question du jour.

    C’est similaire a l’execution de Saddam Hussein. Le bourreau, c’est televise. Tt le monde en parla. Mais les millions qu’il a execute d’une facon ou une autre, qui s’en preoccupe.

    Comme quoi, mieux vaut mourir bourreau.

  4. La carrière professionnelle, tout comme le cash sont une sorte d’illusion dans le “chemin de l’âme”. Ce ne sont que des activités et des outils utiles à la vie matérielle. En faire le centre de sa vie conduit irrémédiablement à une grande désillusion et un sentiment de vide intérieur. Bien que tragiques, les suicides de ce genre illustrent l’incapacité à mettre les éléments en perspective et se recentrer sur l’essentiel.

  5. quelqu un qui a donné 20 ans a sa société; qui y a ses amis, habitudes et collègues, qui s est habitué en 20 ans a percevoir un salaire devenu confortable, ne peut pas faire face à un licenciement, surtout apres 45ans dans le contexte actiel.. Le suicide est malheuresement la seule issue et les RH devraient donner les medicaments qui permettraient de mettre fin a sa souffrance sans douleur. L exemple de france telecom a éclaté au grand jour, mais combien de salariés vivent le meme desespoir et passent a l acte de façon anonyme ? 1 suicide par jour en france…et oui pour les memes raisons : mobilité mal vaicue, harcelement, mise a pied, licenciement….

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