Le nouveau patron de l'UBS est obligé d'accélérer les suppressions d'emplois

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Le changement inattendu à la tête de l'UBS a été salué par les analystes et les représentants du personnel.

D'après Mario Fehr, le président de la Société suisse des employés de commerce (SEC Suisse), avec Oswald Grübel, l'ancien patron du Credit Suisse, c'est un manager très expérimenté qui prend les rênes de la plus grande banque Suisse. Le responsable en a profité pour s'adresser également aux employés de la banque. Le conseiller fédéral a rappelé que, si la situation devait connaître un réel retournement, celui-ci ne pouvait être que le résultat d'un effort collectif, impliquant tous les échelons de la hiérarchie. Celui-ci constitue le réel capital de l'UBS, et il s'agit de ne pas le déstabiliser davantage avec de nouveaux plans de réduction d'effectifs. L'UBS devrait, au contraire, aujourd'hui, faire fonds sur la compétence de son personnel. Pour Mario Fehr : Des surcapacités éventuelles doivent être gérées à l'aide de fluctuations naturelles, de formations ou de conversions.

Dans un courriel aux 25 000 collaborateurs de la banque en Suisse, le nouveau responsable confirmait cependant indirectement, que les employés seraient les premiers à supporter des sacrifices. Aux dires de Grübel, la banque n'allait pas échapper à des économies considérables . Les analystes de Merril Lynch rappellent qu'à la tête du Credit Suisse, le manager allemand accordait la plus grande importance aux synergies entre l'investment banking et la banque commerciale. Les experts attendent donc une stratégie similaire pour l'UBS.

Comme Grübel, à l'époque, avait soutenu la vente de la filiale d'assurance Winterthur, on peut s'attendre aujourd'hui à des cessions d'activités non stratégiques chez UBS.

Cependant, si le banquier retraité ne réussissait pas à rétablir la confiance, l'UBS n'échapperait pas à la nationalisation, d'après Bernhard Bauhofer. Pour le spécialiste de la réputation des entreprises de l'agence Sparring Partners, l'entreprise prestigieuse que fut l'UBS appartiendrait alors au passé. Pour cette raison, l'UBS ne pourra pas échapper à une profonde restructuration. Ainsi, d'ici cinq ans, Bauhofer prévoit un paysage bancaire suisse modifié du tout au tout.

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