Bilan 2009 : les secteurs en berne

eFC logo

Avant la crise, la valeur ajoutée du secteur financier participait pour 25 % à notre revenu cantonal. À la fin de l'année 2009, cette part sera tombée à... 18 % , explique Blaise Goetschin, directeur général de la Banque Cantonale de Genève (La Tribune de Genève).

Private Banking

Assurément, 2009 n'a pas été une bonne année pour l'activité Private Banking des grandes banques suisses, fragilisées par les scandales à répétition autour du secret bancaire, depuis le litige opposant UBS au fisc américain jusqu'à l'affaire des évasions fiscales de HSBC Genève vers la France. Si le secret bancaire devait être remis en cause, il y aurait bien évidemment des conséquences importantes sur l'emploi en Suisse , explique David Talermann, auteur de Travailler et vivre en Suisse.

Je pense que la place financière suisse a déjà actuellement les capacités et les ressources concurrentielles nécessaires pour garder sa place parmi les leaders mondiaux de la gestion de fortune sans vivre de la gestion de fonds résultant de fraude ou d'évasion fiscale à l'étranger , tempère l'avocat genevois Christophe de Kalbermatten.

Après tout, la Suisse ne gère-t-elle pas 28 % de la fortune mondiale off-shore concernant la clientèle privée selon le Boston Consulting Group ? D'après la dernière étude de Swiss Banking, quelque 65 000 personnes gèrent depuis la Suisse quelque 5 400 milliards de francs.

UBS

Le journal Sonntag rappelle que la banque avait déjà annoncé en avril 2009 la suppression de 8 700 postes d'ici 2010 dans le cadre de mesures de réductions de coûts estimées entre 3,5 à 4 milliards de francs suisses. 2 500 emplois supplémentaires pourraient être supprimés, UBS s'étant fixé pour objectif de réduire son effectif global de 10 000 salariés pour atteindre le chiffre de 67 500.

Les commerciaux sont en première ligne des licenciements. De janvier 2008 à fin juin 2009, ils sont 2 147 à avoir quitté la banque, dont 1 440 volontairement. Ce n'est guère mieux pour les gestionnaires de patrimoine. En matière d'actifs gérés, la banque est revenue au niveau de 2004, moment à partir duquel elle avait embauché 10 000 collaborateurs dans les domaines de la gestion de fortune et de la gestion d'actifs , note Peter Thorne, analyste chez Helvea.

Il est vrai que les démêlés avec le fisc ont fait fuir les nouveaux clients. UBS se heurte à des difficultés pour endiguer les sorties de capitaux de sa banque privée , explique Rainer Skierka, analyste de la Banque Sarasin.

Assurances

Notre branche n'est pas immunisée contre la crise financière. Nous sommes touchés nous aussi, explique Erich Walser, président de l'Association Suisse d'Assurances (ASA). Cela dit, nous avons bien maîtrisé cette crise jusqu'ici et nous y voyons aussi des opportunités.

Si elles ont fortement amélioré leurs performances au troisième trimestre, les grandes compagnies d'assurances helvétiques ont traversé une année 2009 plutôt agitée. Swiss Re, plus grand réassureur mondial, a lancé un plan d'économies d'au moins 200 millions de francs en 2009 (autant en 2010) qui passera notamment par des coupes claires. Au total, 10 % des 11 560 emplois qu'il compte dans le monde seraient concernés.

De son côté, Swiss Life, qui elle aussi a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2009, prévoit un programme de restructuration qui coûtera entre 140 et 180 millions de francs, sachant que 80 à 90 % de ces coûts seront comptabilisés avant la fin 2009.

Beliebte Berufsfelder

Loading...

Jobs suchen

Artikel suchen

Close