Les banques suisses ne sont pas à l'abri d'une fuite de leur clientèle privée

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Le groupe bancaire Julius Bär vient de publier un rapport intermédiaire sur les dix premiers mois de l'année, dans lequel on peut lire que pour la seule gestion de fortune, les avoirs gérés par l'établissement zurichois ont augmenté de 17 %.

Si toutes les zones géographiques contribuent à cette progression, la situation dans certains pays européens a amené des clients à délocaliser leurs fonds. Il n'est pas encore possible de déterminer combien de clients ont retiré leurs fonds, a précisé à l'agence AWP Jan Bielinski, le Chief Communications Officer de Julius Bär. Depuis le milieu de l'année, on constate un ralentissement du taux de croissance . Ainsi, quelques clients auraient déplacé leur fortune à l'étranger en raison des pressions internationales sur le secret bancaire.

Restaurer la confiance

Un tel commentaire n'est pas sans soulever quelques inquiétudes de la part des analystes financiers qui suivent la banque. Ceci indique que les incertitudes réglementaires pourraient pénaliser les entrées d'argent frais à l'avenir , explique l'un d'entre eux qui travaille pour la société de courtage Helvea. La troisième banque helvétique dans le domaine de la gestion de fortune n'est cependant pas la seule concernée, loin s'en faut.

La réputation de la Suisse a été malmenée par l'affaire UBS aux États-Unis dont les conséquences pourraient être durables, a rappelé Benoît Dumont, président de la banque américaine JP Morgan (Suisse), lors du dernier point presse de l'Association des banques étrangères (AFBS). Ce qui s'est passé pour cette noble institution tombée de son piédestal a un impact sur le Private Banking en Suisse. Ce choc suscite de nombreuses questions auprès de nos clients étrangers.

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