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Perspectives 2011 : les secteurs en vogue

Les intentions de recrutement pour les mois à venir sont favorables, particulièrement en Suisse romande. Tous les secteurs recrutent de nouveau et plus particulièrement la banque, la finance et l’assurance beaucoup plus confiants dans l’avenir que le secteur de l’industrie , note Nathalie Savioz, directrice de la société de conseil en recherche de cadres Selectus-Group Wilhelm.

Côté Suisse alémanique, l’optimisme est également au rendez-vous chez les professionnels du recrutement. Nous sommes confiants en ce qui concerne la croissance de l’an prochain et investirons dans de nouvelles équipes dédiées à la banque et aux services financiers , explique Stephan Surber, executive manager de la division Banking & Financial Services chez Michael Page International.

M&A

Depuis le début 2010, Credit Suisse occupe le quatrième rang mondial toutes activités M&A confondues (contre le huitième rang il y a un an) avec 17 % de parts de marché, juste derrière Morgan Stanley (18,1 %), JPMorgan (19,2 %) et Goldman Sachs (22,2 %). Quant à l’UBS, elle fait son entrée dans le top10, à la neuvième place.

Autant de missions en perspectives pour les banquiers conseils helvétiques. Les entreprises suisses disposent pour la plupart d’un solide bilan et d’une réserve de liquidités pour les investissements. Elles visent aussi davantage de profit, de préférence par le biais d’une croissance , explique Jürg Stucker, directeur M&A chez Ernst & Young Suisse.

Dans le secteur bancaire, des regroupements en série sont à prévoir. C’est une question de temps ; pour l’instant les acteurs luttent pour conserver leur indépendance, leurs fonds propres élevés leur permettant de résister. Mais déjà, les discussions se multiplient , avertit Pascale Güllner, responsable chez PricewaterhouseCoopers de l’équipe dédiée aux fusions et acquisitions bancaires à Genève (Le Temps.ch).

Hedge Funds

Furieux de la décision du gouvernement britannique de porter à 50% le taux maximal d’impôt sur le revenu et agacés par le tollé public contre le secteur bancaire en général, des centaines de professionnels travaillant dans les hedge funds ont déjà quitté le quartier chic londonien de Mayfair pour les alpages suisses.

Brevan Howard, le plus gros hedge fund européen, devrait doubler ses effectifs genevois d’ici la mi-2011, passant de 30 à 65 personnes (Bloomberg).

Nous sommes convaincus que la Suisse reste un site très attrayant pour la délocalisation des fonds alternatifs et nous devons nous attendre à d’autres délocalisations dans les douze prochains mois , affirment les auteurs d’une étude réalisée par le cabinet Ernst & Young Suisse.

Gestion des grosses fortunes

Dans l’univers de la gestion privée, certains segments bénéficient d’une croissance supérieure à la moyenne du marché, comme celui des ultra high net worth individuals (UHNWI) en hausse de 7,2 % par an contre 6 % pour l’ensemble du marché. Fort de ce constat, plusieurs établissements bancaires ont annoncé leur intention de renforcer leur présence sur ce marché.

Nous voulons croître deux fois plus vite que la moyenne du marché. L’Europe est un marché très attrayant pour nous. Nous allons y agrandir nos effectifs au cours des 12 prochains mois , a déclaré Josef Stadler responsable mondial de l’activité UHNW chez UBS (Reuters). Concrètement, des dizaines de nouveaux collaborateurs devraient venir gonfler les rangs des 480 conseillers clientèle déjà dédiés à ce segment et qui gèrent en moyenne 450 millions de dollars chacun, la banque cherchant d’ailleurs à augmenter ce chiffre à 500 millions.

Quant aux patrons de Credit Suisse et Julius Bär, ils ont rappelé que les marchés émergents offraient le plus gros potentiel de croissance en banque privée. Pour preuve, dans une étude commune, Merrill Lynch et Cap Gemini rappellent que les actifs détenus par les grosses fortunes devraient augmenter chaque année de 12,8 % pour l’Asie et de 6,8 % pour l’Amérique latine d’ici à 2013.

ISR

En Suisse, le marché de l’Investissement socialement responsable a connu un véritable boom avec une hausse de 63 % des actifs en une année pour atteindre 34,1 milliards de francs suisses. La finance durable est une voie possible et la position unique de la Suisse, qui rassemble des organisations internationales intéressées aux défis globaux, des entreprises actives dans le développement durable et une expertise financière reconnue, lui permettrait de se positionner dans cette nouvelle orientation de la finance , explique Angela de Wolff, présidente de l’association Sustainable Finance Geneva qui s’est projeté jusqu’en 2020 pour imaginer les contours d’une place financière suisse durable, reconnue au niveau international.

Des recrutements auront bien lieu en 2011, notamment pour compléter les équipes déjà existantes. Sans être encore pléthorique, l’offre de produits ISR a aujourd’hui été mise en place par la plupart des grands intermédiaires financiers (banques et compagnies d’assurance) , reconnaît Bertrand Fournier, président du directoire de la société de gestion LFP-Sarasin AM.

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