Les banques suisses sont optimistes (sauf pour l'emploi)

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Alors que les résultats des banques sont plombés par la crise qui gangrène les marchés de la dette, les établissements suisses se montrent optimistes quant aux perspectives de leur secteur, selon le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

L'indicateur bancaire du KOF se maintient à un niveau positif : les banques portent à nouveau un jugement positif sur la situation de leurs affaires, qui a encore progressé par rapport au mois d'avril, explique l'EPFZ dans son communiqué.

Paradoxalement, les établissements bancaires suisses sont beaucoup moins enthousiastes quant il s'agit des prévisions d'emploi pour les mois à venir. Cette seconde composante de l'indicateur, prend une direction opposée, et passe pour la première fois depuis un an en dessous de zéro.

Il faut de nouveau s'attendre à une réduction ponctuelle de l'emploi dans le crédit, pour la première fois depuis la reprise de l'été 2010, qui avait fait suite à la crise économique et financière mondiale, explique l'EPFZ dans son communiqué.

Ces résultats ne sont pas complètement surprenants. Credit Suisse a annoncé à l'occasion de ses résultats 2.000 suppressions d'emplois, dont 500 en Suisse. UBS n'a pas encore dévoilé l'ampleur des coupes mais le chiffre de 5.000 licenciements circule. Au total, plus de 50.000 suppressions d'emplois ont été annoncées par l'industrie bancaire en l'espace de ces six dernières semaines.

La situation est délicate pour les acteurs du secteur bancaire suisse. Depuis juin, les offres d'emplois déclinent : Les créations de poste sont inexistantes, les postes fixes rares, il reste encore cependant des postes temporaires, témoigne Michael Senn, co-fondateur et associé du cabinet de recrutement Cusmic, première agence de placement spécialisée pour les jeunes professionnels en Suisse.

Pour ce consultant, les jeunes ne sont pas nécessairement plus pénalisés par ce contexte que les professionnels plus expérimentés. Ceux qui tirent actuellement leur épingle du jeu sont les jeunes profils spécialisés comme les développeurs quantitatifs, dotés de solides bases en programmation, ou encore ceux qui cumulent des compétences spécifiques : par exemple dans la banque privée une expérience en gestion, une bonne sensibilité des marchés et une maîtrise d'au moins 3 langues.

Selon les tendances soulignées dans le dernier rapport annuel de la Banque Nationale Suisse, pour trouver un emploi bancaire en Suisse, mieux vaut viser les établissements étrangers, régionaux, cantonaux, plutôt que les grandes banques suisses.

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